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Trois questions issues du sujet Centres Étrangers 10 Juin 2026 - Exercice 1
30 min
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Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse. Justifier chaque réponse. Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.
Question 1
On considère la suite (vn) définie pour tout entier naturel n par : vn=n+12n+sin(n). Affirmation 1 : La suite (vn) diverge.
Correction
Theˊoreˋme des gendarmes
Si, à partir d'un certain rang, an⩽vn⩽bn et si les suites (an) et (bn) convergent vers la même limite ℓ, alors la suite (vn) converge vers ℓ.
Pour tout entier naturel n : −1⩽sin(n)⩽1, donc : 2n−1⩽2n+sin(n)⩽2n+1 En divisant par n+1>0 (le sens des inégalités est conservé) : n+12n−1⩽vn⩽n+12n+1 Limites des suites qui encadrent : Pour tout entier naturel n non nul, en factorisant par n au numérateur et au dénominateur : n+12n−1=n(1+n1)n(2−n1)=1+n12−n1 et n+12n+1=1+n12+n1 Or n→+∞limn1=0, donc n→+∞limn+12n−1=12=2 et n→+∞limn+12n+1=2. D'après le théorème des gendarmes : n→+∞limvn=2.
L'affirmation 1 est fausse : la suite (vn) converge vers 2.
Question 2
On considère la suite (un) définie par u1=1 et pour tout entier naturel n supérieur ou égal à 1 : un+1=un+2n+1. Affirmation 2 : Pour tout entier naturel n supérieur ou égal à 1 on a un=n2.
Correction
Calculons les premiers termes de la suite :
Démontrons l'affirmation par récurrence. Pour tout entier naturel n⩾1, posons la propriété Pn:un=n2 Eˊtape d’initialisation On a : u1=1 et 12=1. La propriété P1 est vraie. Eˊtape d’heˊreˊditeˊ Supposons que Pk est vraie pour un entier k⩾1 fixé c'est-à-dire uk=k2. Montrons alors que Pk+1 est vraie c'est-à-dire uk+1=(k+1)2. uk+1=uk+2k+1 Par hypothèse de récurrence, uk=k2, il vient alors que : uk+1=k2+2k+1 uk+1=(k+1)2(identité remarquable (a+b)2=a2+2ab+b2) Ainsi la propriété Pk+1 est vraie. Conclusion Puisque la propriété P1 est vraie et que nous avons prouvé l'hérédité, on peut en déduire, par le principe de récurrence que pour tout entier naturel n⩾1, on a Pn vraie, c'est-à-dire : un=n2.
L'affirmation 2 est vraie : pour tout entier naturel n⩾1, un=n2.
Question 3
On considère la suite (un) définie, pour tout entier naturel n, par un=e−n. On pose, pour tout entier naturel n, Sn=u0+u1+u2+⋯+un. Affirmation 3 :n→+∞limSn=e−1e.
Correction
Pour tout entier naturel n : un=e−n=(e−1)n=(e1)n. La suite (un) est donc géométrique de premier terme u0=1 et de raison q=e1.
Pour tout réel q=1 : 1+q+q2+⋯+qn=1−q1−qn+1.
Si −1<q<1, alors n→+∞limqn=0.
q=e1=1, ainsi : Sn=1+e1+(e1)2+⋯+(e1)n=1−e11−(e1)n+1 Or 0<e1<1, donc n→+∞lim(e1)n+1=0. Il vient alors que : n→+∞limSn=1−e11−0=1−e11 En multipliant le numérateur et le dénominateur par e : n→+∞limSn=e−1e
L'affirmation 3 est vraie : n→+∞limSn=e−1e.
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