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Épreuve d'enseignement de spécialité Session Jour 1 Métropole – La Réunion – 8 septembre 2026 - Exercice 1
45 min
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Partie A Soit f la fonction définie sur ]−3;+∞[ par : f(x)=x+32x. On admet que f est dérivable sur ]−3;+∞[.
Question 1
Vérifier, en détaillant les calculs, que pour tout réel x de ]−3;+∞[, f′(x)=(x+3)26. En déduire que f est croissante sur ]−3;+∞[.
Correction
Deˊriveˊe du quotient
On considère deux fonctions u et v, dérivables sur un intervalle I, avec v qui ne s'annule pas sur I, alors
(vu)′=v2u′v−uv′
f est dérivable sur ]−3;+∞[. Ici on reconnaît la forme (vu)′=v2u′v−uv′ avec u(x)=2x et v(x)=x+3. Ainsi : u′(x)=2 et v′(x)=1. Il vient alors que : f′(x)=(x+3)22×(x+3)−2x×1 f′(x)=(x+3)22x+6−2x Ainsi :
f′(x)=(x+3)26
Si f′ est strictement positive sur un intervalle I alors f est strictement croissante sur I.
Pour tout réel x de ]−3;+∞[, on a x+3>0 donc (x+3)2>0. De plus 6>0. Il en résulte que pour tout réel x de ]−3;+∞[, on a : f′(x)>0. La fonction f est donc strictement croissante sur ]−3;+∞[.
Question 2
Soit (un) la suite définie par u0=1 et pour tout entier naturel n par un+1=f(un).
Démontrer, par récurrence, que pour tout entier n, on a : 0⩽un+1⩽un⩽1.
Correction
Pour tout entier naturel n, posons la propriété Pn:0⩽un+1⩽un⩽1. Eˊtape d’initialisation On a : u0=1 et u1=f(u0)=f(1)=1+32×1=21. Ainsi : 0⩽u1⩽u0⩽1 car 0⩽21⩽1⩽1. La propriété P0 est vraie. Eˊtape d’heˊreˊditeˊ Supposons que Pk est vraie pour un k fixé c'est-à-dire 0⩽uk+1⩽uk⩽1 . Montrons alors que Pk+1 est vraie c'est-à-dire 0⩽uk+2⩽uk+1⩽1 . Par hypothèse de récurrence, 0⩽uk+1⩽uk⩽1, or f:x↦x+32x est une fonction croissante sur [0;1] (car [0;1]⊂]−3;+∞[). L'ordre est donc conservé, ainsi : f(0)⩽f(uk+1)⩽f(uk)⩽f(1). Comme un+1=f(un) alors f(uk+1)=uk+2 et f(uk)=uk+1. Il vient alors que : f(0)⩽uk+2⩽uk+1⩽f(1). De plus : f(0)=0+32×0=0 et f(1)=21. Ainsi : 0⩽uk+2⩽uk+1⩽21⩽1 Finalement : 0⩽uk+2⩽uk+1⩽1. Ainsi la propriété Pk+1 est vraie. Conclusion Puisque la propriété P0 est vraie et que nous avons prouvé l'hérédité, on peut en déduire, par le principe de récurrence, que pour tout entier naturel n, on a Pn vraie, c'est-à-dire que pour tout entier naturel n :
0⩽un+1⩽un⩽1
Question 3
En déduire que (un) est convergente.
Correction
Une suite décroissante et minorée est convergente, elle admet donc une limite finie.
Une suite croissante et majorée est convergente, elle admet donc une limite finie.
D'après la question précédente, on sait que pour tout entier naturel n, on a : 0⩽un+1⩽un⩽1.
Pour tout entier naturel n, un+1⩽un : la suite (un) est décroissante.
Pour tout entier naturel n, un⩾0 : la suite (un) est minorée par 0.
D'après le théorème de convergence des suites monotones, on peut affirmer que :
la suite (un) est convergente.
Elle admet donc une limite finie que l'on note ℓ.
Question 4
Partie B On admet que pour tout entier naturel n, un=0. On note (vn) et (wn) les suites définies pour tout entier naturel n par : vn=un1 et wn=vn+1.
Vérifier que, pour tout entier naturel n, vn+1=23vn+21.
Correction
Pour tout entier naturel n, on a vn=un1 ce qui nous permet d'écrire que vn+1=un+11. On rappelle que un+1=f(un)=un+32un. vn+1=un+11 équivaut successivement à : vn+1=un+32un1
ba1=ab avec a=0 et b=0
vn+1=2unun+3 vn+1=2unun+2un3 vn+1=21+23×un1 Or un1=vn, il vient alors que :
vn+1=23vn+21
Question 5
Démontrer que (wn) est une suite géométrique dont on précisera les paramètres.
Correction
Une suite (wn) est géométrique s'il existe un réel q tel que, pour tout entier naturel n, wn+1=q×wn.
Pour tout entier naturel n, on a wn=vn+1 ce qui nous permet d'écrire que wn+1=vn+1+1. wn+1=vn+1+1 équivaut successivement à : wn+1=23vn+21+1 wn+1=23vn+23 wn+1=23(vn+1). Nous avons factorisé par 23. Or vn+1=wn, ainsi :
wn+1=23wn
La suite (wn) est donc une suite géométrique de raison q=23. Déterminons le premier terme de la suite (wn) On sait que u0=1 ainsi v0=u01=11=1 et w0=v0+1=1+1=2. Finalement :
la suite (wn) est géométrique de raison 23 et de premier terme w0=2.
Question 6
En déduire que, pour tout entier naturel n, un=2(23)n−11.
Correction
Soit (wn) une suite géométrique de raison q et de premier terme w0. L'expression de wn en fonction de n est :
wn=w0×qn
D'après la question précédente, la suite (wn) est géométrique de raison 23 et de premier terme w0=2. Ainsi, pour tout entier naturel n :
wn=2(23)n
Or wn=vn+1, donc vn=wn−1 c'est-à-dire : vn=2(23)n−1. De plus vn=un1 avec un=0, donc un=vn1. Il en résulte que, pour tout entier naturel n :
un=2(23)n−11
Question 7
Déterminer la limite de la suite (un).
Correction
Si q>1 alors n→+∞limqn=+∞.
Comme 23>1 alors n→+∞lim(23)n=+∞. n→+∞lim2n→+∞lim(23)n==2+∞⎭⎬⎫par produit :n→+∞lim2(23)n=+∞ Par somme :n→+∞lim2(23)n−1=+∞ n→+∞lim1n→+∞lim2(23)n−1==1+∞⎭⎬⎫par quotient :
n→+∞limun=0
Question 8
Recopier et compléter le script suivant de telle sorte que la fonction seuil() renvoie le plus petit entier n tel que un soit inférieur ou égal à 10−3.
Correction
La fonction doit s'arrêter dès que un⩽10−3 : la boucle while doit donc continuer tant queun>10−3. À chaque passage dans la boucle, on augmente n de 1 puis on calcule le terme suivant grâce à la relation un+1=f(un)=un+32un. Quand la boucle s'arrête, n est le plus petit entier tel que un⩽10−3 : c'est la valeur que l'on renvoie. En Python, 10−3 s'écrit 10**(-3) (ou 0.001).
Question 9
Quelle est la valeur renvoyée par la fonction seuil() ?
Correction
D'après la partie A, pour tout entier naturel n, un⩾0 et un=0 donc un>0 et 2(23)n−1=un1>0. un⩽10−3 équivaut successivement à : 2(23)n−11⩽10001 2(23)n−1⩾1000(les deux membres sont strictement positifs et la fonction inverse est décroissante sur ]0;+∞[ : on change le sens de l'inégalité) 2(23)n⩾1001 (23)n⩾21001
La fonction ln est strictement croissante sur ]0;+∞[.
ln(an)=nln(a) pour a>0.
ln((23)n)⩾ln(21001) nln(23)⩾ln(21001) n⩾ln(23)ln(21001)(on divise par ln(23)>0 car 23>1 : le sens de l'inégalité ne change pas) Or ln(23)ln(21001)≈15,33. Le plus petit entier n qui convient est donc n=16. On peut le vérifier à la calculatrice : u15≈0,001143>10−3 et u16≈0,000762⩽10−3.
Finalement :
la fonction seuil() renvoie 16.
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