Epreuve d'enseignement de spécialité Amérique du Sud 26 septembre 2022 Jour 1 - Exercice 1
40 min
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Soit (un) la suite définie par u0=4 et, pour tout entier naturel n, un+1=51(un)2 .
Question 1
Calculer u1 et u2.
Correction
u1=51(u0)2⟺u1=51×42⟺u1=516
u2=51(u1)2⟺u2=51×(516)2⟺u2=125256
Question 2
Recopier et compléter la fonction ci-dessous écrite en langage Python. Cette fonction est nommée suite_u et prend pour paramètre l’entier naturel p. Elle renvoie la valeur du terme de rang p de la suite (un).
def suite_u(p) : U=…… for i range (1,…) U=…… return U
Correction
def suite_u(p) : U=4 for i range (1,p+1) U=U∗U/5 return U
Remarque : en appelant range (1,p+1) cela signifie que i commencera à 1 et devra s'arrêter à p .
Question 3
Démontrer par récurrence que pour tout entier naturel n, 0<un≤4 .
Correction
Pour tout entier naturel n, posons la propriété Pn:0<un≤4 Etape d’initialisation On sait que u0=4 ainsi 0<u0≤4. La propriété P0 est vraie. Etape d’heˊreˊditeˊ On suppose qu'il existe un entier k tel que la propriété Pk soit vraie c'est-à-dire 0<uk≤4 et vérifions si la propriété est également vraie au rang k+1 c'est-à-dire 0<uk+1≤4 Par hypothèse de récurrence : 0<uk≤4 , nous allons composer par la fonction x↦x2 qui est croissante sur l'intervalle [0;4] donc l'ordre est conservé. 02<(uk)2≤42 , nous allons maintenant multiplier tous les membres de l'inégalité par 51 (notre objectif est de faire apparaître uk+1). 51×02<51×(uk)2≤51×42 . Il vient alors que : 0<uk+1≤516 Or : 0<uk+1≤516≤4 car 516=3,2 d'où : 0<uk+1≤4 Ainsi la propriété Pk+1 est vraie. Conclusion Puisque la propriété P0 est vraie et que nous avons prouvé l'hérédité, on peut en déduire, par le principe de récurrence que pour tout entier naturel n, on a Pn vraie, c'est à dire que pour tout entier naturel n, on a bien :
0<un≤4
Question 4
Démontrer que la suite (un) est décroissante.
Correction
Etudions le signe de un+1−un . un+1−un=51(un)2−un un+1−un=un(51un−1) . D'après la question nous savons que : 0<un≤4 0<51un≤54 −1<51un−1≤−51. Il en résulte donc que un>0 et 51un−1<0 . Finalement : un(51un−1)<0 . De ce fait : un+1−un<0 . La suite (un) est bien décroissante.
Question 5
En déduire que la suite (un) est convergente.
Correction
Une suite décroissante et minorée est convergente, elle admet donc une limite finie.
Une suite croissante et majorée est convergente, elle admet donc une limite finie.
On vient de démontrer que la suite (un) était minorée par 0 car : un≥0. De plus, la suite (un) est décroissante. D'après le théorème de convergence des suites monotones , on peut affirmer que la suite (un) est convergente et admet donc une limite que l'on note ℓ.
Question 6
Justifier que la limite ℓ de la suite (un) vérifie l’égalité ℓ=51ℓ2
Correction
On sait que la suite (un) est convergente et admet donc une limite que l'on note ℓ. ainsi : n→+∞limun=ℓ et par unicité de la limite on a donc : n→+∞limun+1=ℓ Or : un+1=51(un)2 Par passage à la limite, nous peut alors écrire que : n→+∞limun+1=n→+∞lim51(un)2 Comme n→+∞limun=ℓ et n→+∞limun+1=ℓ ( unicité de la limite ). D'après le théorème du point fixe, on a :
ℓ=51ℓ2
Question 7
En déduire la valeur de ℓ .
Correction
Résolvons donc l'équation ℓ=51ℓ2 . ℓ=51ℓ2 équivaut successivement à : ℓ−51ℓ2=0 ℓ−51ℓ×ℓ=0 ℓ−51ℓ×ℓ=0 ℓ(1−51ℓ)=0 On reconnait une équation produit nul. D'une part :ℓ=0 D'autre part :1−51ℓ=0 et on obtient ℓ=5 . D'après la question 3, nous avons montré que 0<un≤4 . Il en résulte donc que l'on ne peut par retenir la valeur ℓ=5 . De plus, si 0<un≤4 alors 0≤ℓ≤4 . En effet, le passage à la limite va élargir les inégalités. De ce fait , la limite de la suite (un) est alors
ℓ=0
.
Question 8
Pour tout entier naturel n, on pose vn=ln(un) et wn=vn−ln(5) . Montrer que, pour tout entier naturel n, vn+1=2vn−ln(5) .
Correction
Soit : vn=ln(un) On a : vn+1=ln(un+1) . On rappelle que : un+1=51(un)2 vn+1=ln(51(un)2)
Soient a et b deux réels strictement positifs.
ln(a)+ln(b)=ln(a×b)
ln(a1)=−ln(a)
ln(an)=nln(a)
vn+1=ln(51)+ln((un)2) vn+1=−ln(5)+2ln(un) Ainsi :
vn+1=−ln(5)+2vn
Question 9
Pour tout entier naturel n, on pose vn=ln(un) et wn=vn−ln(5) . Montrer que la suite (wn) est géométrique de raison 2 .
Correction
Pour tout entier naturel n, on pose wn=vn−ln(5) . wn+1=vn+1−ln(5) . Or vn+1=−ln(5)+2vn, ainsi : wn+1=2vn−ln(5)−ln(5) wn+1=2vn−2ln(5) wn+1=2(vn−ln(5)) Finalement :
wn+1=2wn
La suite (wn) est géométrique de raison 2 et de premier terme w0=v0−ln(5)=ln(u0)−ln(5). Ainsi w0=ln(4)−ln(5)=ln(54)
Question 10
Pour tout entier naturel n, donner l’expression de wn en fonction de n et montrer que vn=ln(54)×2n+ln(5) .
Correction
D'après la question 9, nous avons montré que la suite (wn) est géométrique de raison 2 et de premier terme w0=ln(54). Exprimons alors wn en fonction de n .
L'expression de vn en fonction de n est donnée par la formule
vn=v0×qn
Ainsi :
wn=ln(54)×2n
Nous pouvons maintenant exprimer vn en fonction de n . Comme wn=vn−ln(5) alors wn+ln(5)=vn Il en résulte donc que :
vn=ln(54)×2n+ln(5)
Question 11
Calculer n→+∞limvn et retrouver n→+∞limun .
Correction
D'une part : Commençons par calculer n→+∞limvn=n→+∞limln(54)×2n+ln(5) .
Si −1<q<1 alors n→+∞limqn=0.
Si q>1 alors n→+∞limqn=+∞.
Comme 2>1 alors : n→+∞lim2n=+∞ . Or : ln(54)<0 n→+∞limln(54)×2n=−∞ n→+∞limln(54)×2n+ln(5)=−∞ Ainsi :
n→+∞limvn=−∞
D'autre part : Pour tout entier naturel n, nous savons que vn=ln(un) ainsi on peut également écrire que : un=evn . Or : n→+∞limvn=−∞ par composition on a alors : n→+∞limevn=0 . Finalement :
n→+∞limun=0
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