Dimension finie


♣  1−Famille  geˊneˊratrice{\color{red}{\bf{\clubsuit \,\, 1 - Famille \,\, génératrice}}}
        ▶  1−Deˊfinition:combinaison  lineˊaire{\color{blue}{\bf{\,\,\,\,\,\,\,\, \blacktriangleright \,\, 1 - Définition : combinaison \,\, linéaire }}}
Soit n∈N⋆n \in \mathbb{N}^\star et soient vi∈{1 ; ⋯ ; n}v_{i\in \{ 1 \,;\, \cdots \,;\, n \}} des vecteurs du K\mathbb{K}-espace vectoriel VV. On dit qu'un vecteur u∈Vu \in V est une combinaison linéaire des vi∈{1 ; ⋯ ; n}v_{i\in \{ 1 \,;\, \cdots \,;\, n \}} s'il existe nn scalaires λi∈{1 ; ⋯ ; n}\lambda_{i\in \{ 1 \,;\, \cdots \,;\, n \}} de K\mathbb{K} tels que :
u=λ1v1+λ2v2+⋯λnvn=∑i=1nλiviu = \lambda_1 v_1 + \lambda_2 v_2 + \cdots \lambda_n v_n = \sum_{i=1}^{n} \lambda_i v_i
        ▶  2−Deˊfinition:ensemble  des  combinaisons  lineˊaires{\color{blue}{\bf{\,\,\,\,\,\,\,\, \blacktriangleright \,\, 2 - Définition : ensemble \,\, des \,\, combinaison s\,\, linéaires }}}
Soit n∈N⋆n \in \mathbb{N}^\star et A={ui∈{1 ; ⋯ ; n}}A = \{ u_{i\in \{ 1 \,;\, \cdots \,;\, n \}} \} une partie de VV. On note par Vect(A)\mathrm{Vect}(A) ou Vect(u1 ; ⋯ ; un)\mathrm{Vect}(u_1 \,;\, \cdots \,;\, u_n) l'ensemble de toutes les combinaisons linéaires possibles à partir des vecteurs {ui∈{1 ; ⋯ ; n}}\{ u_{i\in \{ 1 \,;\, \cdots \,;\, n \}} \}. Donc :
Vect(A)=Vect(u1 ; ⋯ ; un)=u∈V,  ∃λi∈{1 ; ⋯ ; n}∈Kn,  ∑i=1nλiui\mathrm{Vect}(A) = \mathrm{Vect}(u_1 \,;\, \cdots \,;\, u_n) = u \in V, \,\, \exist \lambda_{i\in \{ 1 \,;\, \cdots \,;\, n \}} \in \mathbb{K}^n, \,\, \sum_{i=1}^{n} \lambda_i u_i
L'ensemble Vect(A)\mathrm{Vect}(A) ou Vect(u1 ; ⋯ ; un)\mathrm{Vect}(u_1 \,;\, \cdots \,;\, u_n) est un sous-espace vectoriel de VV sur K\mathbb{K}.
Par exemple si q∈Vq \in V alors Vect(q)=λq\mathrm{Vect}(q) = \lambda q avec λ∈K\lambda \in \mathbb{K}.
        ▶  3−Deˊfinition:famille  geˊneˊratrice{\color{blue}{\bf{\,\,\,\,\,\,\,\, \blacktriangleright \,\, 3 - Définition : famille \,\, génératrice }}}
Soit n∈N⋆n \in \mathbb{N}^\star et soient U=ui∈{1 ; ⋯ ; n}∈Vn\mathcal{U} = u_{i\in \{ 1 \,;\, \cdots \,;\, n \}} \in V^n. On dit que U\mathcal{U} est une famille (vectorielle) génératrice (ou système générateur) de VV si :
Vect(u1 ; ⋯ ; un)=V\mathrm{Vect}(u_1 \,;\, \cdots \,;\, u_n) = V
On dit aussi que la famille vectorielle U\mathcal{U} engendre VV.
        ▶  4−Deˊfinition:famille  libre  et  famille  lieˊe{\color{blue}{\bf{\,\,\,\,\,\,\,\, \blacktriangleright \,\, 4 - Définition : famille \,\, libre \,\, et \,\ famille \,\, liée }}}
Soit n∈N⋆n \in \mathbb{N}^\star et soient U=ui∈{1 ; ⋯ ; n}∈Vn\mathcal{U} = u_{i\in \{ 1 \,;\, \cdots \,;\, n \}} \in V^n une famille de vecteur de l'espace vectoriel VV.
On dit que la famille U\mathcal{U} est libre{\color{red}{\bf{libre}}} ou que les vecteurs ui∈{1 ; ⋯ ; n}u_{i\in \{ 1 \,;\, \cdots \,;\, n \}} sont linéairement indépendants si :
∀λi∈{1 ; ⋯ ; n}∈Kn,  (∑i=1nλiui=0)⟹(λ1=λ2=⋯=λn=0)\forall \lambda_{i\in \{ 1 \,;\, \cdots \,;\, n \}} \in \mathbb{K}^n, \,\, \left( \sum_{i=1}^{n} \lambda_i u_i = 0 \right) \Longrightarrow \left( \lambda_1 = \lambda_2 = \cdots = \lambda_n = 0 \right)
Dans le cas contraire, c'est-à-dire si l'on ne trouve pas nn scalaires λi∈{1 ; ⋯ ; n}\lambda_{i\in \{ 1 \,;\, \cdots \,;\, n \}} non  tous  nuls{\color{red}{\bf{non \,\, tous \,\, nuls}}} tels que ∑i=1nλiui=0 \sum_{i=1}^{n} \lambda_i u_i = 0 on dit que la famille U\mathcal{U} est lieˊe{\color{red}{\bf{liée}}} ou que les vecteurs ui∈{1 ; ⋯ ; n}u_{i\in \{ 1 \,;\, \cdots \,;\, n \}} sont linéairement dépendants. Ainsi il est possible d'exprimer l'un des vecteurs ui∈{1 ; ⋯ ; n}u_{i\in \{ 1 \,;\, \cdots \,;\, n \}} de U\mathcal{U} en fonction des n−1n-1 autres vecteurs de cette même famille U\mathcal{U}.
        ▶  5−Conseˊquence:{\color{blue}{\bf{\,\,\,\,\,\,\,\, \blacktriangleright \,\, 5 - Conséquence : }}}
Au sein d'une famille vectorielle libre, aucun vecteur n'est nul.
Ainsi la famille U=(u)\mathcal{U} = (u) est libre si et seulement si uu est non nul.
De plus, toute sous- famille vectorielle d'une famille vectorielle libre est également libre.
♣  2−Base{\color{red}{\bf{\clubsuit \,\, 2 - Base }}}
        ▶  1−Deˊfinition:base{\color{blue}{\bf{\,\,\,\,\,\,\,\, \blacktriangleright \,\, 1 - Définition : base }}}
Soit n∈N⋆n \in \mathbb{N}^\star et soient B=(ui∈{1 ; ⋯ ; n})∈Vn\mathcal{B} = \left( u_{i\in \{ 1 \,;\, \cdots \,;\, n \}} \right) \in V^n une famille de vecteur de l'espace vectoriel VV. On dit que B\mathcal{B} est une base{\color{red}{\bf{base}}} de l'espace vectoriel VV si B\mathcal{B} est, à la fois, libre  geˊneˊratrice{\color{red}{\bf{libre \,\, génératrice}}} dans VV.
Au sein d'un espace vectoriel, une base n'est pas unique !
        ▶  2−Premier  exemple{\color{blue}{\bf{\,\,\,\,\,\,\,\, \blacktriangleright \,\, 2 - Premier \,\, exemple }}}
Pour tout λ\lambda non nul, la famille (λ)(\lambda) est une base du K\mathbb{K}-espace vectoriel K\mathbb{K}. En particulier, la famille (1)(1) est une base de de K\mathbb{K} et on l'appelle la base  canonique{\color{blue}{\bf{base \,\, canonique }}}.
        ▶  3−Deuxieˋme  exemple{\color{blue}{\bf{\,\,\,\,\,\,\,\, \blacktriangleright \,\, 3 - Deuxième \,\, exemple }}}
Plus généralement, les vecteurs de Kn\mathbb{K}^n, notés e1=(1 ; 0 ; ⋯ ; 0)e_1 = (1 \,;\, 0 \,;\, \cdots \,;\, 0), e2=(0 ; 1 ; ⋯ ; 0)e_2 = (0 \,;\, 1 \,;\, \cdots \,;\, 0), ⋯\cdots, en=(0 ; 0 ; ⋯ ; 1)e_n = (0 \,;\, 0 \,;\, \cdots \,;\, 1) forment une base de Kn\mathbb{K}^n et on l'appelle la base  canonique{\color{blue}{\bf{base \,\, canonique }}}.
        ▶  4−Troisieˋme  exemple{\color{blue}{\bf{\,\,\,\,\,\,\,\, \blacktriangleright \,\, 4 - Troisième \,\, exemple }}}
Soit i2=−1i^2 = -1. La famille (1 ; i)(1 \,;\, i) est une base du R\mathbb{R}-espace vectoriel C\mathbb{C}. On l'appelle la base  canonique{\color{blue}{\bf{base \,\, canonique }}} de C\mathbb{C}.
        ▶  5−Quatrieˋme  exemple{\color{blue}{\bf{\,\,\,\,\,\,\,\, \blacktriangleright \,\, 5 - Quatrième \,\, exemple }}}
Dans le K\mathbb{K}-espace vectoriel M2(K)\mathcal{M}_2(\mathbb{K}) les quatre matrices
M1=(−1111)  ;  M2=(1−111)  ;  M3=(11−11)  ;  M4=(111−1)M_1 = \begin{pmatrix} -1 & 1 \\ 1 & 1 \\ \end{pmatrix} \,\, ;\,\, M_2 = \begin{pmatrix} 1 & -1 \\ 1 & 1 \\ \end{pmatrix} \,\, ;\,\, M_3 = \begin{pmatrix} 1 & 1 \\ -1 & 1 \\ \end{pmatrix} \,\, ;\,\, M_4 = \begin{pmatrix} 1 & 1 \\ 1 & -1 \\ \end{pmatrix}
forment une base du K\mathbb{K}-espace vectoriel M2(K)\mathcal{M}_2(\mathbb{K}) Il en est de même que
E11=(1000)  ;  E12=(0100)  ;  E21=(0010)  ;  E22=(0001)E_{11} = \begin{pmatrix} 1 & 0 \\ 0 & 0 \\ \end{pmatrix} \,\, ;\,\, E_{12} = \begin{pmatrix} 0 & 1 \\ 0 & 0 \\ \end{pmatrix} \,\, ;\,\, E_{21} = \begin{pmatrix} 0 & 0 \\ 1 & 0 \\ \end{pmatrix} \,\, ;\,\, E_{22} = \begin{pmatrix} 0 & 0 \\ 0 & 1 \\ \end{pmatrix}
Cette dernière base s'appelle la base  canonique{\color{blue}{\bf{base \,\, canonique }}} de M2(K)\mathcal{M}_2(\mathbb{K}).
        ▶  6−Un  reˊsultat  important{\color{blue}{\bf{\,\,\,\,\,\,\,\, \blacktriangleright \,\, 6 - Un \,\, résultat \,\, important }}}
Soit n∈N⋆n \in \mathbb{N}^\star et soient B=ui∈{1 ; ⋯ ; n}∈Vn\mathcal{B} = u_{i\in \{ 1 \,;\, \cdots \,;\, n \}} \in V^n une famille de vecteur de l'espace vectoriel VV. Pour que B\mathcal{B} soit une base de VV, il faut et il suffit que, pour tout vecteur vv de VV, il existe une seul et unique nn-uplet λi∈{1 ; ⋯ ; n})∈Kn\lambda_{i\in \{ 1 \,;\, \cdots \,;\, n \}}) \in \mathbb{K}^n tel que v=∑i=1nλiuiv = \sum_{i=1}^{n} \lambda_i u_i. Dans ce cas le nn-uplet λi∈{1 ; ⋯ ; n})\lambda_{i\in \{ 1 \,;\, \cdots \,;\, n \}}) s'appelle le système des composantes de vv dans la base B\mathcal{B}.
∙  \bullet \,\, Par exemple, on peut écrire que M=(2−347)=2E11+(−3)E12+4E21+7E22M = \begin{pmatrix} 2 & -3 \\ 4 & 7 \\ \end{pmatrix} = 2E_{11} + (-3)E_{12} + 4E_{21} + 7E_{22}. Donc, dans la base canonique de M2(K)\mathcal{M}_2(\mathbb{K}), les composantes de MM sont 22, −3-3, 44 et 77.
♣  3−Theˊorie  de  la  dimension  finie{\color{red}{\bf{\clubsuit \,\, 3 - Théorie \,\, de \,\, la \,\, dimension \,\, finie}}}
        ▶  1−Deˊfinition{\color{blue}{\bf{\,\,\,\,\,\,\,\, \blacktriangleright \,\, 1 - Définition }}}
On dit que l'espace vectoriel VV est de dimension finie si VV est engendré par un nombre fini de vecteurs. Dans le cas contraire, ont dit que VV est de dimension infinie.
∙  \bullet \,\, Par exemple, en tant que K\mathbb{K}-espace vectoriel, Mn ; p(K)\mathcal{M}_{n\,;\,p}(\mathbb{K}) est de dimension finie.
∙∙  \bullet \bullet \,\, Par exemple, KK\mathbb{K}^\mathbb{K} est de dimension infinie.
        ▶  2−Lemme  de  Steiniz{\color{blue}{\bf{\,\,\,\,\,\,\,\, \blacktriangleright \,\, 2 - Lemme \,\, de \,\, Steiniz}}}
Soit n∈N⋆n \in \mathbb{N}^\star. Si VV est engendrée par nn vecteurs alors toutes famille formée de n+1n+1 vecteurs est liée.
↪  \hookrightarrow \,\, C'est souvent comme cela que l'on montre qu'une famille est liée.
        ▶  3−Theˊoreˋme{\color{blue}{\bf{\,\,\,\,\,\,\,\, \blacktriangleright \,\, 3 - Théorème }}}
On suppose que VV est de dimension finie, non réduit au vecteur nul. Alors :
■  \blacksquare \,\, VV possède au moins une base formée d'un nombre fini de vecteurs ;
■■  \blacksquare \blacksquare \,\, VV toutes les bases de VV sont formées d'un même nombre fini de vecteurs.
        ▶  4−Deˊfinition:la  dimension{\color{blue}{\bf{\,\,\,\,\,\,\,\, \blacktriangleright \,\, 4 - Définition : la \,\, dimension }}}
Soit VV un espace vectoriel de dimension finie, non réduit à l'élément nul. Le cardinal commun de toutes ses bases s'appelle la  dimension{\color{red}{\bf{la \,\, dimension}}} de VV et se note dim(V){\color{red}{\bf{dim}}(V)}.
∙  \bullet \,\, Par exemple, une droite vectorielle est un espace vectorielle de dimension 11.
∙∙  \bullet \bullet \,\, Par exemple, un plan vectoriel est un espace vectoriel de dimension 22.
∙∙∙  \bullet \bullet \bullet \,\, Par exemple, un volume vectoriel est un espace vectoriel de dimension 33. C'est la cadre de travail du physicien en Physique classique ;
∙∙∙∙  \bullet \bullet \bullet \bullet \,\, Si VV se réduit au vecteur nul alors on dit que la dimension de VV est 00.
        ▶  5−Exemples  classiques  et  importants{\color{blue}{\bf{\,\,\,\,\,\,\,\, \blacktriangleright \,\, 5 - Exemples \,\, classiques \,\, et \,\, importants }}}
∙  \bullet \,\, R\mathbb{R} est une droite vectorielle sur R\mathbb{R}.
∙∙  \bullet \bullet \,\, C\mathbb{C} est une droite vectorielle sur C\mathbb{C}.
∙∙∙  \bullet \bullet \bullet \,\, C\mathbb{C} est un plan vectoriel sur R\mathbb{R}.
∙∙∙∙  \bullet \bullet \bullet \bullet \,\, Mn ; p(K)\mathcal{M}_{n\,;\,p}(\mathbb{K}) est de dimension npnp.
        ▶  6−Produit  d′espaces  vectoriels    de  dimension  finie{\color{blue}{\bf{\,\,\,\,\,\,\,\, \blacktriangleright \,\, 6 - Produit \,\, d'espaces \,\, vectoriels \,\, \,\, de \,\, dimension \,\, finie }}}
Soit n∈N⋆n \in \mathbb{N}^\star. Soient V1 ; V2 ; ⋯ ; VnV_1 \,;\, V_2 \,;\, \cdots \,;\, V_n des espaces vectoriels de dimension finie sur K\mathbb{K}. Le produit V1×V2×⋯×VnV_1 \times V_2 \times \cdots \times V_n est un K\mathbb{K}-espace vectoriel de dimension finie et l'on a :
dim⁡(V1×V2×⋯×Vn)=dim⁡(V1)+dim⁡(V2)+⋯+dim⁡(Vn)\dim (V_1 \times V_2 \times \cdots \times V_n) = \dim (V_1) + \dim (V_2) + \cdots + \dim (V_n)
∙  \bullet \,\, Par exemple, le K\mathbb{K}-espace vectoriel Kn\mathbb{K}^n de dimension nn.
∙∙  \bullet \bullet \,\, Par exemple, le R\mathbb{R}-espace vectoriel C\mathbb{C} de dimension 2n2n.
        ▶  7−Theˊoreˋme{\color{blue}{\bf{\,\,\,\,\,\,\,\, \blacktriangleright \,\, 7 - Théorème }}}
Si VV est un espace vectoriel de dimension n⩾1n \geqslant 1, alors :
1 −  1 \, - \,\, toute famille libre de VV admet au plus nn éléments ;
2 −  2 \, - \,\, une famille libre ayant exactement nn éléments est une base. On l'appelle "famille libre maximale dans VV" ;
3 −  3 \, - \,\, toute famille génératrice de VV admet au moins nn éléments ;
2 −  2 \, - \,\, une famille génératrice ayant exactement nn éléments est une base. On l'appelle "famille génératrice minimale dans VV".
        ▶  8−Theˊoreˋme  de  la  base  incompleˋte{\color{blue}{\bf{\,\,\,\,\,\,\,\, \blacktriangleright \,\, 8 - Théorème \,\, de \,\ la \,\, base \,\, incomplète }}}
On suppose que VV est de dimension n⩾2n \geqslant 2. On considère une base B=(ei∈{1 ; ⋯ ; n})\mathcal{B} = \left( e_{i\in \{ 1 \,;\, \cdots \,;\, n \}} \right) de VV et une famille libre L=(ℓi∈{1 ; ⋯ ; p})\mathcal{L} = \left( \ell_{i\in \{ 1 \,;\, \cdots \,;\, p \}} \right) de pp vecteurs de VV, avec 1⩽p<n1 \leqslant p < n. Dans ce cas, on peut compléter les pp vecteurs de L\mathcal{L} par n−pn-p vecteurs ek(1) ; ⋯ ; ek(n−p)e_{k(1)} \,;\, \cdots \,;\, e_{k(n-p)} tous choisis dans la base B\mathcal{B}, de sorte que la famille C=(ℓ1 ; ⋯ℓp ;  ; ek(1) ; ⋯ ; ek(n−p))\mathcal{C} = \big(\ell_{1} \,;\, \cdots \ell_{p} \,;\, \,;\, e_{k(1)} \,;\, \cdots \,;\, e_{k(n-p)} \big) soit une base de VV.
        ▶  9−Theˊoreˋme{\color{blue}{\bf{\,\,\,\,\,\,\,\, \blacktriangleright \,\, 9 - Théorème }}}
Soit VV un espace vectoriel de dimension finie et WW un sous-espace vectoriel de VV. On a alors :
1 −  1 \, - \,\, le sous-espace vectoriel WW est de dimension finie ;
2 −  2 \, - \,\, on a 0⩽dim⁡W⩽dim⁡V0 \leqslant \dim W \leqslant \dim V ;
3 −  3 \, - \,\, si W=VW = V alors dim⁡W=dim⁡V\dim W = \dim V .
♣  4−Rang  d′une  famille  de  vecteurs{\color{red}{\bf{\clubsuit \,\, 4 - Rang \,\, d'une \,\, famille \,\, de \,\, vecteurs}}}
On désigne par VV un espace vectoriel de dimension finie.
        ▶  1−Deˊfinition:le  rang{\color{blue}{\bf{\,\,\,\,\,\,\,\, \blacktriangleright \,\, 1 - Définition : le \,\, rang }}}
Soit n∈N⋆n \in \mathbb{N}^\star. On désigne par U=(u1 ; ⋯ ; un)\mathcal{U} = (u_1 \,;\, \cdots \,;\, u_n) une famille de nn vecteurs de VV. La dimension du sous-espace vectoriel Vect(U)\mathrm{Vect}(\mathcal{U}) s'appelle le rang{\color{red}{\bf{rang}}} de U\mathcal{U} et se note rang(U)\mathrm{rang}(\mathcal{U}). Donc :
rang(U)=dim⁡Vect(U)\mathrm{rang}(\mathcal{U}) = \dim \mathrm{Vect}(\mathcal{U})
        ▶  2−Conseˊquences{\color{blue}{\bf{\,\,\,\,\,\,\,\, \blacktriangleright \,\, 2 - Conséquences }}}
Soit p∈N⋆p \in \mathbb{N}^\star et U=(u1 ; ⋯ ; up)\mathcal{U} = (u_1 \,;\, \cdots \,;\, u_p) une famille de pp vecteurs de VV. On a alors :
1 −  1 \, - \,\, on a 0⩽rang(U)⩽min⁡(p ; dim⁡V)0 \leqslant \mathrm{rang}(\mathcal{U}) \leqslant \min(p \,;\, \dim V) ;
2 −  2 \, - \,\, on a rang(U)=p\mathrm{rang}(\mathcal{U}) = p si et seulement si la famille U\mathcal{U} est libre dans VV ;
3 −  3 \, - \,\, on a rang(U)=dim⁡V\mathrm{rang}(\mathcal{U}) = \dim V si et seulement si la famille U\mathcal{U} engendre VV.
        ▶  3−Lien  avec  la  meˊthode  du  pivot  de  Gauss{\color{blue}{\bf{\,\,\,\,\,\,\,\, \blacktriangleright \,\, 3 - Lien \,\, avec \,\, la \,\, méthode \,\, du \,\, pivot \,\, de \,\, Gauss}}}
Soit p∈N⋆p \in \mathbb{N}^\star et U=(u1 ; ⋯ ; up)\mathcal{U} = (u_1 \,;\, \cdots \,;\, u_p) une famille de pp vecteurs de VV.
On ne modifie pas le sous-espace vectoriel engendré Vect(U)\mathrm{Vect}(\mathcal{U}) et donc le rang de la famille U\mathcal{U} lorsqu'on fait subir aux vecteurs (u1 ; ⋯ ; up)(u_1 \,;\, \cdots \,;\, u_p) les opérations élémentaires suivantes :
1 −  1 \, - \,\, changer l'ordre des vecteurs ;
2 −  2 \, - \,\, multiplier l'un des vecteur par un scalaire non nul ;
3 −  3 \, - \,\, ajouter à l'un des vecteurs de la famille U)\mathcal{U}) une combinaison linéaire des autres vecteurs de la famille \mathcal{U}) ;
4 −  4 \, - \,\, Substituer à la famille vectorielle U=(u1 ; ⋯ ; up)\mathcal{U} = (u_1 \,;\, \cdots \,;\, u_p) la famille U′=(u1 ; ⋯ ; up ; v)\mathcal{U}' = (u_1 \,;\, \cdots \,;\, u_p \,;\, v) dans laquelle le vecteur supplémentaire vv est une combinaison linéaire des vecteurs (u1 ; ⋯ ; up)(u_1 \,;\, \cdots \,;\, u_p).
↬  \looparrowright \,\, Par exemple si (u ; v)∈V2(u \,;\, v) \in V^2 alors on a rang(u ; v)=rang(u ; 5v)=rang(3u ; 4v)=rang(2u ; 6v ; 5u+7v)\mathrm{rang}(u \,;\, v) = \mathrm{rang}(u \,;\, 5v) = \mathrm{rang}(3u \,;\, 4v) = \mathrm{rang}(2u \,;\, 6v \,;\, 5u + 7v).
♣  5−Action  d′un  changement  de  base{\color{red}{\bf{\clubsuit \,\, 5 - Action \,\, d'un \,\, changement \,\, de \,\, base }}}
        ▶  1−Deˊfinition{\color{blue}{\bf{\,\,\,\,\,\,\,\, \blacktriangleright \,\, 1 - Définition }}}
Soit B=(e1 ; ⋯ ; en)\mathcal{B} = (e_1 \,;\, \cdots \,;\, e_n) une base de VV.
1 −  1 \, - \,\, Soit uu un vecteur de VV de composantes λ1 ; ⋯ ; λn\lambda_1 \,;\, \cdots \,;\, \lambda_n dans la base B\mathcal{B}. La matrice MatB(u)=(λ1⋮λn)\mathcal{M}\mathrm{at}_{\mathcal{B}}(u) = \begin{pmatrix} \lambda_1 \\ \vdots \\ \lambda_n \end{pmatrix} s'appelle la matrice du vecteur uu dans la base B\mathcal{B}.
2 −  2 \, - \,\, Soit U=(u1 ; ⋯ ; up)\mathcal{U} = (u_1 \,;\, \cdots \,;\, u_p) une famille de pp vecteurs de VV. On suppose que chaque vecteur uju_j de cette famille (1⩽j⩽p)(1 \leqslant j \leqslant p) on a la matrice représentative dans la base B\mathcal{B} suivante MatB(u)=(λ1 ; j⋮λn ; j)\mathcal{M}\mathrm{at}_{\mathcal{B}}(u) = \begin{pmatrix} \lambda_{1\,;\,j} \\ \vdots \\ \lambda_{n\,;\,j} \end{pmatrix}. Dans ce cas la matrice représentative de la famille U=(u1 ; ⋯ ; up)\mathcal{U} = (u_1 \,;\, \cdots \,;\, u_p), notée MatB(U)\mathcal{M}\mathrm{at}_{\mathcal{B}}(\mathcal{U}), dans la base B\mathcal{B} est définie par :
MatB(U)=(λ1 ; 1⋯λ1 ; j⋯λ1 ; n⋮⋮⋮λn ; 1⋯λn ; j⋯λn ; n)\mathcal{M}\mathrm{at}_{\mathcal{B}}(\mathcal{U}) = \begin{pmatrix} \lambda_{1\,;\,1} & \cdots & \lambda_{1\,;\,j} & \cdots & \lambda_{1\,;\,n} \\ \vdots & & \vdots & & \vdots \\ \lambda_{n\,;\,1} & \cdots & \lambda_{n\,;\,j} & \cdots & \lambda_{n\,;\,n} \end{pmatrix}
        ▶  2−Un  reˊsultat  important{\color{blue}{\bf{\,\,\,\,\,\,\,\, \blacktriangleright \,\, 2 - Un \,\, résultat \,\, important }}}
Soit B=(e1 ; ⋯ ; en)\mathcal{B} = (e_1 \,;\, \cdots \,;\, e_n) une base de VV. Soit U=(u1 ; ⋯ ; un)\mathcal{U} = (u_1 \,;\, \cdots \,;\, u_n) une famille de nn vecteurs de VV.
Pour que U\mathcal{U} soit une base de VV il faut et il suffit que la matrice MatB(U)\mathcal{M}\mathrm{at}_{\mathcal{B}}(\mathcal{U}) soit inversible.
        ▶  3−Deˊfinition:matrice  de  passage{\color{blue}{\bf{\,\,\,\,\,\,\,\, \blacktriangleright \,\, 3 - Définition : matrice \,\, de \,\, passage }}}
Soit B1\mathcal{B}_1 et B2\mathcal{B}_2 deux bases de VV. La matrice de passage de B1\mathcal{B}_1 et B2\mathcal{B}_2, notée PB1 ⟶ B2=MatB1(B2)\mathcal{P}_{\mathcal{B}_1 \, \longrightarrow \, \mathcal{B}_2} = \mathcal{M}\mathrm{at}_{\mathcal{B}_1}(\mathcal{B}_2)
Et on a :
[PB1 ⟶ B2]−1=PB2 ⟶ B1=MatB2(B1)\left[ \mathcal{P}_{\mathcal{B}_1 \, \longrightarrow \, \mathcal{B}_2} \right]^{-1} = \mathcal{P}_{\mathcal{B}_2 \, \longrightarrow \, \mathcal{B}_1} = \mathcal{M}\mathrm{at}_{\mathcal{B}_2}(\mathcal{B}_1)
        ▶  4−Theˊoreˋme:action  d′un  changement  de  base  sur  un  vecteur{\color{blue}{\bf{\,\,\,\,\,\,\,\, \blacktriangleright \,\, 4 - Théorème : action \,\, d'un \,\, changement \,\, de \,\, base \,\, sur \,\, un \,\, vecteur }}}
Soit B1\mathcal{B}_1 et B2\mathcal{B}_2 deux bases de VV. Soit uu un vecteur de VV. On note par X1=MatB1(u)X_1 = \mathcal{M}\mathrm{at}_{\mathcal{B}_1}(u) et X2=MatB2(u)X_2 = \mathcal{M}\mathrm{at}_{\mathcal{B}_2}(u). On a alors :
X1=PB1 ⟶ B2X2X_1 = \mathcal{P}_{\mathcal{B}_1 \, \longrightarrow \, \mathcal{B}_2}X_2
Cette formule est extrêmement importante tant du point de vue théorique que pratique.

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