Exercice 1 DEJA UTILISE EN MATHS SPECIALITE - Exercice 1
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Pour chacune des propositions suivantes, dire si elle est vraie ou fausse en justifiant la réponse.
Question 1
Soit la suite récurrente suivante définie par : {u0=2 et u1=−1un+2=−3un+1+2un+n2−2 Proposition : « u3=−18 ».
Correction
La proposition est vraie.
u0+2=−3u0+1+2u0+(0)2−2 donc : u2=−3u1+2u0+(0)2−2
D'où : u2=−3×(−1)+2×2+(0)2−2=5
u1+2=−3u1+1+2u1+(1)2−2 donc u3=−3u2+2u1+(1)2−2
D'où : u3=−3×5+2×(−1)+(1)2−2=−18
Question 2
Soit n un entier naturel. On considère les fonctions fn définies sur [1;2] par : fn(x)=3+5nln(1+x)2. On considère la suite de terme général : un=∫12fn(x)dx Proposition : « La suite (un) est décroissante ».
Correction
La proposition est vraie.
Soient f et g deux fonctions continues sur un intervalle [a;b]. Si f≥g sur [a;b] alors ∫abf(x)dx≥∫abg(x)dx
On sait que : un=∫12fn(x)dx=∫123+5nln(1+x)2dx Alors : un+1=∫12fn+1(x)dx=∫123+5×(n+1)ln(1+x)2dx Il faut donc étudier le signe de un+1−un. Soient x∈[1;2] et n≥0 alors : n+1≥n équivaut successivement à : 5(n+1)≥5n , on lorsque x∈[1;2] alors ln(1+x)≥0 d'où : 5(n+1)×ln(1+x)≥5n×ln(1+x) 3+5(n+1)×ln(1+x)≥3+5n×ln(1+x). Ensuite on sait que la fonction x↦x1 est strictement décroissante sur [1;2], donc l'ordre n'est pas conservé. 3+5(n+1)×ln(1+x)1≤3+5n×ln(1+x)1 3+5(n+1)×ln(1+x)2≤3+5n×ln(1+x)2 fn+1(x)≤fn(x). Or : fn+1(x) et fn(x) et que l'on a fn+1(x)≤fn(x), d'après le rappel il vient : un+1≤un Autrement dit :
un+1−un≤0
. La suite (un) est décroissante.
Question 3
On considère la suite (un) définie par u0=1 et la relation de récurrence un+1=32un+2 pour tout entier naturel n. Proposition : « La suite (un) est majorée par 6 »
Correction
La proposition est vraie. Pour tout entier naturel n, posons la propriété Pn:un≤6 (c'est la traduction mathématique d'une suite majorée par 6) Etape d'initialisation On sait que u0=1 ainsi u0≤6. La propriété P0 est vraie Etape d'hérédité On suppose qu'il existe un entier k tel que la propriété Pk soit vraie c'est-à-dire uk≤6 et vérifions si la propriété est également vraie au rang k+1 c'est-à-dire uk+1≤6 Par hypothèse de récurrence, uk≤6 , on multiplie par 32 de part et d'autre de l'inégalité 32uk≤32×6 32uk≤4, on rajoute 2 de part et d'autre de l'inégalité 32uk+2≤6 Il vient alors que : uk+1≤6 Ainsi la propriété Pk+1 est vraie. Conclusion Puisque la propriété P0 est vraie et que nous avons prouvé l'hérédité, on peut en déduire, par le principe de récurrence que pour tout entier naturel n, on a Pn vraie, c'est à dire que pour tout entier naturel n, on a bien un≤6 .
Question 4
Soit la suite (un) définie par u0=10 et la relation de récurrence un+1=0,9un+1,2. Proposition : « Pour tout entier naturel nun=12−2×(0.9)n ».
Correction
La proposition est vraie. Pour tout entier naturel n, posons la propriété Pn:un=12−2×(0.9)n Etape d'initialisation On sait que u0=10 et que u0=12−2×(0.9)0=12−2=10. La propriété P0 est vraie Etape d'hérédité On suppose qu'il existe un entier k tel que la propriété Pk soit vraie c'est-à-dire uk=12−2×(0.9)ket vérifions si la propriété est également vraie au rang k+1 c'est-à-dire : uk+1=12−2×(0.9)k+1 Par hypothèse de récurrence, uk=12−2×(0.9)k , on multiplie par 0.9 de part et d'autre de l'égalité 0.9×uk=0.9×(12−2×(0.9)k) 0,9×uk=0,9×12−2×(0,9)k×0.9 0,9×uk=10.8−2×(0,9)k+1 , on additionne par 1,2 de part et d'autre de l'égalité (notre objectif est de faire apparaître dans le membre de gauche uk+1) 0,9×uk+1,2=10.8−2×(0,9)k+1+1,2 uk+1=12−2×(0,9)k+1 Ainsi la propriété Pk+1 est vraie. Conclusion Puisque la propriété P0 est vraie et que nous avons prouvé l'hérédité, on peut en déduire, par le principe de récurrence que pour tout entier naturel n, on a Pn vraie, c'est à dire que pour tout entier naturel n, on a bien un=12−2×(0.9)n
Question 5
Soit la suite (un) tel que un+1=f(un) et u0=2. Le tableau de variation d'une fonction f est le suivant :
Proposition : « La suite (un) est croissante » .
Correction
La proposition est fausse. Commençons par calculer u1 u1=f(u0) d'où u1=f(2)=1 On remarque que u1≤u0. On conjecture que la suite (un) est décroissante. Il faut donc démontrer cette conjecture par récurrence Pour tout entier naturel n, posons la propriété Pn:un+1≤un Etape d'initialisation On a vu précédemment que u1≤u0. La propriété P0 est vraie. Etape d'hérédité On suppose qu'il existe un entier k tel que la propriété Pk soit vraie c'est-à-dire : uk+1≤uk et vérifions si la propriété est également vraie au rang k+1 c'est-à-dire : uk+2≤uk+1 Par hypothèse de récurrence, uk+1≤uk , or f est une fonction croissante sur [2;9] , ainsi : f(uk+1)≤f(uk) d'où :
uk+2≤uk+1
Ainsi la propriété Pk+1 est vraie. Conclusion Puisque la propriété P0 est vraie et que nous avons prouvé l'hérédité, on peut en déduire, par le principe de récurrence que pour tout entier naturel n, on a Pn vraie, c'est à dire que pour tout entier naturel n, la suite (un) est décroissante.
Question 6
Soit la suite (un) définie par un=5+3n2n+sin(n+12n+3) pour tout entier naturel n. Proposition : « La suite (un) est divergente ».
Correction
La proposition est fausse. Pour tout entier naturel n non nul, on sait que : −1≤sin(n+12n+3)≤1 équivaut successivement à : 2n−1≤2n+sin(n+12n+3)≤2n+1 , on va ensuite diviser par 5+3n qui est strictement positif. 5+3n2n−1≤5+3n2n+sin(n+12n+3)≤5+3n2n+1 5+3n2n−1≤un≤5+3n2n+1 D'une part : n→+∞lim5+3n2n−1=n→+∞lim3n2n=n→+∞lim32=32 D'autre part : n→+∞lim5+3n2n+1=n→+∞lim3n2n=n→+∞lim32=32 D'après le théorème des gendarmes
n→+∞limun=32
. La suite (un) est convergente.
Question 7
Soit n un entier naturel. On considère la suite (An) définie par : An=∫12n+te−2tdt. Proposition « La suite (An) admet une limite finie ».
Correction
La proposition est vraie.
Une suite décroissante et minorée est convergente, elle admet donc une limite finie.
Une suite croissante et majorée est convergente, elle admet donc une limite finie.
On sait que An=∫12n+te−2tdt alors An+1=∫12n+1+te−2tdt Commençons par étudier les variations de la suite (An) Soit t∈[0,2] et n≥0, on a : n+1≥n, on rajoute t de part et d'autre de l'égalité n+1+t≥n+t Ensuite on sait que la fonction x↦x1 est strictement décroissante sur [1;2], donc l'ordre n'est pas conservé. n+1+t1≤n+t1. On multiplie par e−2t, il vient : n+1+te−2t≤n+te−2t ∫12n+1+te−2tdt≤∫12n+te−2tdt An+1≤An. La suite (An) est donc décroissante. De plus, pour t∈[0,2] et n≥0, on a n+te−2t>0 car e−2t>0 et n+t>0 Ainsi : ∫12n+te−2tdt>0 autrement dit : An>0. La suite (An) est donc minorée par 0. On en conclut donc que (An) est convergente et elle admet une limite finie que l'on note l.
Question 8
On considère les deux suites (un) et (nn) définies, pour tout entier naturel n, par : {u0un+1==32un+vn et {v0vn+1==42un+1+vn Proposition : « La suite (wn) définie pour tout entier naturel n par wn=vn−un est une suite géométrique de raison 21 ».
Correction
La proposition est fausse. On sait que wn=vn−un alors, wn+1=vn+1−un+1 équivaut successivement à : wn+1=2un+1+vn−2un+vn wn+1=2un+1+vn−un−vn wn+1=2un+1−un wn+1=22un+vn−un wn+1=22un+vn−2un wn+1=4un+vn−2un wn+1=4vn−un wn+1=4wn
wn+1=41wn
La suite (wn) définie pour tout entier naturel n par wn=vn−un est une suite géométrique de raison 41.
Question 9
On considère l'algorithme ci-dessous :
V←9 S←9 Pour K allant de 1 à N V←0,75×V S←S+V Fin Pour
On affecte 3 à la variable N. A la fin de l’exécution de l’algorithme , la variable S vaut 26,4.
Correction
La proposition est fausse. Nous appliquons l'algorithme, il vient alors que :
9+0,75×9+0,752×9+0,753×9≈24,6
Question 10
1+31+(31)2+(31)3+…+(31)2017=23×(1−(31)2018)
Correction
La proposition est vraie.
La somme des termes d'une suite géométrique est donnée par la formule suivante : u0+u1+…+un=(premier terme)×(1−q1−qnombres de termes)
Il s'agit de la somme des termes d'une suite géométrique de raison q=31 Il vient alors : S=1+31+(31)2+(31)3+…+(31)2017 S=(31)0+(31)1+(31)2+(31)3+…+(31)2017 car (31)0=1 Nous partons de (31)0 qui est le premier terme à (31)2017 . Nous avons donc 2018 termes. On applique la formule : S=1×1−31(1−(31)2018) S=1×32(1−(31)2018)
S=23×(1−(31)2018)
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