Partie A Etude de fonction f On appelle f la fonction définie sur l'intervalle I=]−21;+∞[ par f(x)=ln(1+2x).
Justifier que f est strictement croissante sur l'intervalle I.
Correction
f est définie si 1+2x>0 donc f est définie sur ]−21;+∞[ et est dérivable comme fonction composée de fonctions dérivables. On calcule la dérivée de f :
f′(x)=1+2x2
Or sur l'intervalle ]−21;+∞[, le dénominateur 1+2x>0 et le numérateur 2>0. Ainsi f′(x)>0. La fonction est donc croissante sur I.
Question 2
Déterminer la limite de f(x) quand x tend vers −21.
Correction
On a : x→−21+lim(1+2x)=0+ On pose X=1+2x, ainsi : X→0+limln(X)=−∞ Il en résulte par composition que : x→−21+limln(1+2x)=−∞ Finalement :
x→−21+limf(x)=−∞
Question 3
On considère la fonction g définie sur l'intervalle I par g(x)=f(x)−x. On admettra que : x→+∞limf(x)=−∞
Etudier les variations de g sur I.
Correction
g(x)=f(x)−x équivaut successivement à g(x)=ln(1+2x)−x g′(x)=f′(x)−1 g′(x)=1+2x2−1 g′(x)=1+2x2−1−2x
g′(x)=1+2x1−2x
qui est du signe de 1−2x puisque sur I, 1+2x>0. Ainsi −2x+1≥0⇔x≤21. Il en résulte donc que :
si x∈]−21;21] alors g′(x)≥0 et donc g est croissante sur cet intervalle.
si x∈[21;+∞[ alors g′(x)≤0 et donc g est décroissante sur cet intervalle.
On traduit ces informations dans un tableau de variation
On a g(21)=ln(2)−21>0. De plus : x→−21+limg(x)=−∞ car x→−21+limf(x)=−∞
Question 4
Justifier que l'équation g(x)=0 admet deux solutions 0 et une autre, notée β, appartenant à l'intervalle ]1;2[.
Correction
Sur ]−21;21], la fonction g est continue et strictement croissante. De plus, x→−21+limg(x)=−∞ et g(21)=ln(2)−21 . Or 0∈]−∞;ln(2)−21]. En effet g(0)=0 donc d'après le théorème des valeurs intermédiaires, il existe une unique solution 0 dans ]−21;21] tel que g(x)=0.
Sur [21;+∞[, la fonction g est continue et strictement décroissante. De plus, g(21)=ln(2)−21 et x→+∞limg(x)=−∞. Or 0∈]−∞;ln(2)−21], donc d'après le théorème des valeurs intermédiaires, il existe une unique solution β dans [21;+∞[ tel que g(x)=0. De plus g(1)=ln(3)−1>0 et g(1)=ln(5)−2<0. Donc β∈]1;2[
Question 5
En déduire le signe de g(x) pour x appartenant à l'intervalle I.
Correction
D'après la question précédente, on en déduit le signe de g :
Question 6
Justifier que pour tout réel x appartenant à l'intervalle ]0;β[, f(x) appartient aussi à ]0;β[.
Correction
On a : x appartenant à l'intervalle ]0;β[ qui se traduit en inégalité 0<x<β Or la fonction f est croissante sur ]0;β[, d'où : f(0)<f(x)<f(β) Or : f(0)=0 etf(β)=g(β)+β=0+β=β. On en déduit donc : 0<f(x)<β. Ainsi :
f(x)∈]0;β[
Question 7
Partie B Etude d'une suite récurrente
On appelle (un)n≥0 la suite définie par un+1=f(un) et u0=1. Démontrer par récurrence que pour tout entier naturel g(x), un appartient à ]0;β[.
Correction
Pour tout entier naturel n, posons la propriété Pn:0<un<β Etape d'initialisation On sait que u0=1 ainsi 0<u0<β car β>1. La propriété P0 est vraie. Etape d'hérédité Soit k un entier naturel. On suppose qu'à partir d'un certain rang k, la propriété Pkest vraie c'est-à-dire : 0<uk<β et vérifions si la propriété est également vraie au rang k+1 c'est-à-dire 0<uk+1<β Par hypothèse de récurrence : 0<uk<β , or la fonction f est croissante ]0;β[, d'où f(0)<f(uk)<f(β). Or f(0)=0 et f(β)=β. Il vient alors que : 0<f(uk)<β. De plus, f(uk)=uk+1 Finalement : 0<uk+1<β Ainsi la propriété Pk+1 est vraie. Conclusion Puisque la propriété P0 est vraie et que nous avons prouvé l'hérédité, on peut en déduire, par le principe de récurrence que pour tout entier naturel n, on a Pn vraie, c'est à dire que pour tout entier naturel n, on a bien 0<un<β .
Question 8
Démontrer par récurrence que la suite (un)n≥0 est croissante.
Correction
Pour tout entier naturel n, posons la propriété un+1>un Etape d'initialisation On sait que u0=1 et que u1=f(u0)ainsi u1=f(1)=ln(3)>1 . Il vient alors que u1>u0. La propriété P0 est vraie. Etape d'hérédité Soit k un entier naturel. On suppose qu'à partir d'un certain rang k, la propriété Pkest vraie c'est-à-dire uk+1>uk et vérifions si la propriété est également vraie au rang k+1 c'est-à-dire uk+2>uk+1 Par hypothèse de récurrence uk+1>uk , or la fonction f est croissante , d'où f(uk+1)>f(uk) Finalement uk+2>uk+1 Ainsi la propriété Pk+1 est vraie. Conclusion Puisque la propriété P0 est vraie et que nous avons prouvé l'hérédité, on peut en déduire, par le principe de récurrence que pour tout entier naturel n, on a Pn vraie, c'est à dire que pour tout entier naturel n, la suite (un)n≥0 est croissante.
Question 9
Justifier que la suite (un)n≥0 est convergente.
Correction
La suite (un)n≥0 est majorée par β et croissante elle converge donc vers un nombre inférieur ou égale à β.
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