PARTIE A On considère la fonction g définie sur [0;+∞[ par g(x)=ex−x−1
Etudier le sens de variation de la fonction g sur [0;+∞[.
Correction
g est dérivable sur [0;+∞[. On a : g′(x)=ex−1 Résolvons l'inéquation : ex−1≥0 équivaut successivement à : ex≥1 ex≥e0 x≥0 Cela signifie que ex−1≥0 lorsque x≥0. Nous traduisons cela dans un tableau de variation, ainsi :
Question 2
Déterminer le signe de g(x) suivant les valeurs de x.
Correction
On remarque que : g(0)=e0−0−1=0 On indique cela dans le tableau de variation ci-dessous :
Ainsi la fonction g admet un minimum qui vaut 0 lorsque x=0. La fonction g est donc positive. Ainsi, pour tout x de l'intervalle [0;+∞[, on a :
g(x)≥0
.
Question 3
En déduire que pour tout réel x appartenant à l'intervalle [0;+∞[, on a : ex−x>0
Correction
On a vu à la question 2, que pour tout x de l'intervalle [0;+∞[, on a : g(x)≥0 Ainsi : ex−x−1≥0 donc ex−x≥1 D'où : ex−x≥1>0 . Ce qui permet de dire que tout réel x appartenant à l'intervalle [0;+∞[, on a :
ex−x>0
Question 4
PARTIE B On considère la fonction définie sur [0;1] par : f(x)=ex−xex−1. On nomme Cf la courbe représentative de la fonction f. On admet que f est strictement croissante sur [0;1]
Montrer que pour tout x appartenant à [0;1], on a f(x)∈[0;1].
Correction
Dans l'exercice, on nous indique que la fonction f est strictement croissante sur l'intervalle [0;1] Calculons f(0) et f(1). f(0)=e0−0e0−1 ce qui donne :
f(0)=0
f(1)=e1−1e1−1 ce qui donne :
f(1)=1
Nous dressons le tableau de variation de f sur l'intervalle [0;1]. Il vient alors que :
Il en résulte donc que pour tout x appartenant à [0;1], on a f(x)∈[0;1]
Question 5
Soit (D) la droite d'équation y=x.
Montrer que pour tout x appartenant à l'intervalle [0;1], on a : f(x)−x=ex−x(1−x)g(x)
Correction
f(x)−x=ex−xex−1−x équivaut successivement à : f(x)−x=ex−xex−1−ex−xx(ex−x) . Nous avons tout mis au même dénominateur : f(x)−x=ex−xex−1−x(ex−x) f(x)−x=ex−xex−1−xex+x2 Maintenant développons l'expression : (1−x)g(x) (1−x)g(x)=(1−x)(ex−x−1) équivaut successivement à : (1−x)g(x)=ex−x−1−xex+x2+x (1−x)g(x)=ex−1−xex+x2 Comme f(x)−x=ex−xex−1−xex+x2 et que (1−x)g(x)=ex−1−xex+x2, il vient alors que :
f(x)−x=ex−x(1−x)g(x)
Question 6
Etudier la position relative de la droite (D) et de la courbe Cf sur l'intervalle [0;1].
Correction
D'après la question précédente, on sait que : f(x)−x=ex−x(1−x)g(x) Pour tout réel x appartenant à l'intervalle [0;1], nous savons que :
d'après la question 3 : ex−x>0
d'après la question 2 : g(x)≥0
Il en résulte donc que f(x)−x=ex−x(1−x)g(x) est alors du signe de 1−x. Résolvons : 1−x≥0 équivalent à x≤1. Il en résulte donc que :
f(x)−x≥0 lorsque x≤1
f(x)−x≤0 lorsque x≥1
Traduisons toutes ces données dans un tableau de signe pour f(x)−x.
Il en résulte que pour tout réel x appartenant à l'intervalle [0;1], on a : f(x)−x≥0 donc que f(x)≥x. Cela signifie que pour tout réel x appartenant à l'intervalle [0;1], la courbe Cf est au-dessus de la droite (D).
Question 7
PARTIE C. On considère la suite (un) est définie par u0=21 et un+1=f(un).
Montrer, que pour tout entier naturel n, on a : 21≤un≤un+1≤1
Correction
Commençons, tout d’abord, par calculer u1. u0+1=f(u0) ou encore u1=f(21) Ainsi : u1=e21−21e21−1≈0,56. Raisonnons par récurrence. Pour tout entier naturel n, posons la propriété Pn:21≤un≤un+1≤1 Etape d'initialisation On a vu précédemment que u1=e21−21e21−1≈0,56. On remarque que 21≤u0≤u1≤1 La propriété P0 est vraie. Etape d'hérédité Soit k un entier naturel. On suppose qu'il existe un entier k tel que la propriété Pk soit vraie c'est-à-dire : 21≤uk≤uk+1≤1 et vérifions si la propriété est également vraie au rang k+1 c'est-à-dire : 21≤uk+1≤uk+2≤1. Par hypothèse de récurrence, 21≤uk≤uk+1≤1 , orf est une fonction croissante sur [0;1], ainsi : f(21)≤f(uk)≤f(uk+1)≤f(1) . Comme uk+1=f(uk) alors : f(uk+1)=uk+2 . Il vient alors que : f(21)≤uk+1≤uk+2≤f(1) . Or : f(1)=1 et f(21)=e21−21e21−1≈0,56. D'où : 21≤e21−21e21−1≤uk+1≤uk+2≤1 Il en résulte donc que :
21≤uk+1≤uk+2≤1
Ainsi la propriété Pk+1 est vraie. Conclusion Puisque la propriété P0 est vraie et que nous avons prouvé l'hérédité, on peut en déduire, par le principe de récurrence que pour tout entier naturel n, on a Pn vraie, c'est à dire que pour tout entier naturel n : 21≤un≤un+1≤1.
Question 8
En déduire que la suite (un) est convergente et déterminer sa limite.
Correction
Une suite décroissante et minorée est convergente, elle admet donc une limite finie.
Une suite croissante et majorée est convergente, elle admet donc une limite finie.
On a vu , à la question 7, que pour tout entier naturel n, on a : 21≤un≤un+1≤1. Cela signifie que la suite (un) est majorée par 1 et que la suite (un) est croissante car un≤un+1. Il en résulte donc que la suite (un) est convergente et que la suite (un) admette une limite finie que l'on note l. Ainsi : n→+∞limun=l et par unicité de la limite on a donc : n→+∞limun+1=l Or : un+1=f(un) D'où : n→+∞limun+1=n→+∞limf(un). Or f est une fonction continue et par passage à la limite, on a : f(l)=l . Il faut maintenant résoudre cette équation : f(l)−l=0 . Or d'après la question 5, on a : f(x)−x=ex−x(1−x)g(x). Il en résulte que : el−l(1−l)g(l)=0 . Or , nous savons d'après la question 6 que g(l)≥0 et el−l>0 ce qui implique que : 1−l=0 Ainsi :
l=1
La suite (un) converge vers le réel l=1.
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