On continue de s'entrainer pour acquérir les bons réflexes.
Question 1
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Soit f une fonction 2π-périodique. On considère sa restriction de [−π;π]⟶R telle que x⟼f(x)=ex. Déterminer la série de Fourier SFf(x) associée à f.
Correction
La série de Fourier SFf(x), associée à f2π-périodique, à déterminer nécessite la connaissance de l'expression des trois coefficients réels suivants :
- le coefficient a0 : a0=π1∫−ππexdx=πeπ−e−π=π22eπ−e−π=π2sinh(π)
- le coefficient an (n∈N∗) : on a, par une intégration par parties : an=π1∫−ππexcos(nx)dx=π1[excos(nx)]−ππ−π1∫−ππex×−nsin(nx)dx Soit : an=π1[excos(nx)]−ππ+πn∫−ππexsin(nx)dx Avec : [excos(nx)]−ππ=eπcos(nπ)−e−πcos(−nπ)=eπcos(nπ)−e−πcos(nπ) D'où : [excos(nx)]−ππ=cos(nπ)(eπ−e−π)=(−1)n2sinh(π) Ainsi : an=π2(−1)nsinh(π)+πn∫−ππexsin(nx)dx En effectuant une seconde intégrations par parties : ∫−ππexsin(nx)dx=[exsin(nx)]−ππ−∫−ππex×ncos(nx)dx Soit encore : ∫−ππexsin(nx)dx=0−n∫−ππexcos(nx)dx=−nππ1∫−ππexcos(nx)dx Ce qui nous donne : ∫−ππexsin(nx)dx=−nπan On peut alors écrire que : an=π2(−1)nsinh(π)+πn×−nπan⟺an=π2(−1)nsinh(π)−n2an Donc : an+n2an=π2(−1)nsinh(π)⟺an(1+n2)=π2(−1)nsinh(π) Ce qui nous donne enfin : an=π(1+n2)2(−1)nsinh(π) - le coefficient bn (n∈N∗) : par un calcul totalement similaire, à savoir deux intégrations par parties successives, on obtient : bn=−π(1+n2)2n(−1)nsinh(π) La série de Fourier s'écrit donc sous la forme suivante : SFf(x)=2π2sinh(π)+n=1∑+∞(π(1+n2)2(−1)nsinh(π)cos(nx)−π(1+n2)2n(−1)nsinh(π)sin(nx)) Soit en simplifiant et factorisant : SFf(x)=πsinh(π)+π2sinh(π)n=1∑+∞(1+n2(−1)n(cos(nx)−nsin(nx))) Finalement : SFf(x)=πsinh(π)(1+2n=1∑+∞(1+n2(−1)n(cos(nx)−nsin(nx))))
Question 2
Déterminer S=n=0∑+∞1+n21.
Correction
Si on se place en x=π, qui est un point de discontinuité, on a : SFf(x=π)=πsinh(π)(1+2n=1∑+∞(1+n2(−1)n(cos(nπ)−nsin(nπ)))) Or, on sait que, ∀n∈N, l'on a cos(nπ)=(−1)n et que sin(nπ)=0. Ainsi, on obtient : SFf(x=π)=πsinh(π)(1+2n=1∑+∞(1+n2(−1)n((−1)n−0))) Comme (−1)n×(−1)n=((−1)n)2=1, on trouve alors que : SFf(x=π)=πsinh(π)(1+2n=1∑+∞(1+n21)) Ainsi, on a : SFf(x=π)=πsinh(π)(1+2n=1∑+∞(1+n21)+2−2) Soit : SFf(x=π)=πsinh(π)(1+2n=0∑+∞(<br/>1+n21)−2) Qui s'écrit aussi : SFf(x=π)=πsinh(π)(−1+2S) D'où : S=21(1+sinh(π)πSFf(x=π)) Or, la fonction exponentielle est régulière, donc SFf(x=π) converge. Cependant x=π est un point de discontinuité, donc il faut faire intervenir la régularisée de f, qui est notée f⋆. La régularisée s'illustre par :
Ainsi SFf(x=π) converge vers la régularisée f∗(x=π). D'où : SFf(x=π)=f∗(x=π)=2eπ+e−π=cosh(π) Ce qui nous permet d'écrire que : S=21(1+sinh(π)πcosh(π)) Soit encore : S=21(1+tanh(π)π) Finalement, on trouve que : S=n=0∑+∞1+n21=21(1+πcotanh(π))
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