Les opérateurs logiques sont très utilisés en informatique, en électronique et en automatisme. Voici un exercice qui vous présente d'autres opérations logiques.
Question 1
Soit P et Q deux assertions. On considère les connecteurs binaires suivants : ∙ l'alternative (ou disjonction exclusive), noté ω, qui se lit "ou bien ... , ou bien ... " ou encore "soit ... , soit ..." : (c'est le ou exclusif) ; ∙∙ l'incompatibiliteˊ, encore appelé connecteur de Sheffer (en hommage au logicien américain logicien Henry Maurice Sheffer - 1882/1964), noté ∣, et qui se lit "... exclut ... ". Ce connecteur a été introduit en 1913 par Sheffer. De nos jours il appelé NAND (non et). Sa définition est (P∣Q)⟺¬(P∧Q) ; ∙∙∙ le rejet, encore appelé connecteur de Peirce (en hommage au philosophe américain logicien Charles Sanders Peirce - 1839/1914), noté ∣∣, et qui se lit "ni ...,ni ...". Ce connecteur a été introduit en 1885 par Peirce. De nos jours il appelé NOR (non ou). C'est Peirce qui eu l'idée d'introduire la table de vérité. Sa définition est (P∣∣Q)⟺¬(P∨Q).
Donner la table de vérité de ω.
Correction
La table de l'alternative PωQ qui se lit "soit P, soit Q" est donc donnée par : ∙ Si P et Q ont la même vérité (les deux sont V ou les deux sont F) alors PωQ est F car c'est soit l'un, soit l'autre, et pas les deux. ∙∙ Si P et Q ont des vérités différentes (l'une V et l'autre F) alors PωQ est V car c'est soit l'un, soit l'autre, et pas les deux. Ainsi, on a : PVVFFQVFVFPωQFVVF
Question 2
Donner la table de vérité de ∣.
Correction
On sait que l'incompatibilité est défini par : (P∣Q)⟺¬(P∧Q) Or, on a : PVVFFQVFVFP∧QVFFF Donc, on en déduit que : PVVFFQVFVF¬(P∧Q)FVVV Finalement, on trouve que : PVVFFQVFVFP∣QFVVV
Question 3
Donner la table de vérité de ∣∣.
Correction
On sait que le rejet est défini par : (P∣∣Q)⟺¬(P∨Q) Or, on a : PVVFFQVFVFP∨QVVVF Donc, on en déduit que : PVVFFQVFVF¬(P∨Q)FFFV Finalement, on trouve que : PVVFFQVFVFP∣∣QFFFV
Question 4
Soit P et Q deux assertions. A l'aide d'une table de vérité, vérifier l'équivalence suivante : (P∣Q)⟺(P⟹¬Q)
Correction
On sait que : PVVFFQVFVFP⟹QVFVV Donc, on en déduit donc que : PVVFF¬QFVFVP⟹¬QFVVV On a alors : PVVFFQVFVFP∣QFVVVP⟹¬QFVVV On constate alors que les deux dernières colonnes ont les mêmes vérités, donc qu'elles sont équivalente. On a alors : (P∣Q)⟺(P⟹¬Q)
Question 5
Soit P une assertion. Déterminer à quelle proposition est équivalente la proposition assertionnelle P∣∣P.
Correction
On sait que : PVVFFQVFVFP∣∣QFFFV Donc : PVFPVFP∣∣PFV On constate alors que P∣∣P à la même table de vérité que ¬P. Ainsi on a : P∣∣P⟺¬P
Question 6
Soit P et Q deux assertions. Déterminer à quelle proposition est équivalente la proposition assertionnelle ((P∣∣Q)∣∣(P∣∣Q)).
Correction
On a : PVVFFQVFVFP∣∣QFFFV Donc : P∣∣QVVFFP∣∣QVFVF(P∣∣Q)∣∣(P∣∣Q)FFFV Ainsi, à l'aide des deux tables précédentes, on en déduit que : PVVFFQVFVFP∣∣QFFFVP∣∣QFFFV(P∣∣Q)∣∣(P∣∣Q)VVVF En outre, on sait que : PVVFFQVFVFP∨QVVVF Donc, on a donc la table de synthèse suivante : PVVFFQVFVFP∨QVVVF(P∣∣Q)∣∣(P∣∣Q)VVVF On constate que les deux dernières colonnes ont les mêmes vérités, donc ces deux colonnes sont équivalente. On peut donc conclure que : ((P∣∣Q)∣∣(P∣∣Q))⟺P∨Q
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