On considère une fonction f, telle que f:t∈R+⟶f(t)∈R, au moins de classe C2 sur R+. Soit a, A et ω, trois nombres réels strictement positifs. En outre on a ω=a. La fonction causale f satisfait à l'équation différentielle (E) suivante : (E):f′′(t)+a2f(t)=Asin(ωt) avec les conditions initiales : {f(0)f′(0)==11 La Transformeˊe de Laplace, notée TL en abrégée, est symboliquement notée : Lp(f(t))=F(p)
La Transformeˊe de Laplace appliquée à l'équation différentielle (E) nous donne : L(f′′(t)+a2f(t))=L(Asin(ωt))⟺L(f′′(t))+a2L(f(t))=AL(sin(ωt)) Ce qui nous donne : p2F(p)−pf(0+)−f(0+)+a2F(p)=Ap2+ω2ω Soit : p2F(p)−p−1+a2F(p)=Ap2+ω2ω Ce qui nous donne : (p2+a2)F(p)=Ap2+ω2ω+p+1 Ainsi : F(p)=A(p2+ω2)(p2+a2)ω+p2+a2p+p2+a21 Soit encore : F(p)=Aω(p2+ω2)(p2+a2)1+p2+a2p+p2+a21 Or, on a : (p2+ω2)(p2+a2)1=ω2−a21(p2+a21−p2+ω21) Ce qui nous permet d'écrire que : F(p)=ω2−a2Aω(p2+a21−p2+ω21)+p2+a2p+p2+a21 Ou encore : F(p)=ω2−a2Aω(a1p2+a2a−ω1p2+ω2ω)+p2+a2p+a1p2+a2a Avec l'aide de la table des Transformeˊes de Laplace, on a : f(t)=ω2−a2Aω(a1sin(at)−ω1sin(ωt))+cos(at)+a1sin(at) Ce qui nous donne : f(t)=a1(ω2−a2Aω+1)sin(at)−ω2−a2Asin(ωt)+cos(at)
Question 2
On pose ω=a+ε, avec ε qui est une quantité réelle strictement positive. Dans ce cas, montrer que : f(t)=a1(ε(2a+ε)A(a+ε)+1−ε(2a+ε)Aacos(εt))sin(at)+(1−ε(2a+ε)Asin(εt))cos(at)
Correction
On pose ω=a+ε. Dans ce cas on a : f(t)=a1((a+ε)2−a2Aω+1)sin(at)−(a+ε)2−a2Asin((a+ε)t)+cos(at) Soit : f(t)=a1(a2+2aε+ε2−a2Aω+1)sin(at)−a2+2aε+ε2−a2Asin(at+εt)+cos(at) Soit encore : f(t)=a1(ε(2a+ε)Aω+1)sin(at)−ε(2a+ε)Asin(at+εt)+cos(at) Or, on sait que : sin(at+εt)=sin(at)cos(εt)+cos(at)sin(εt) Ce qui nous permet d'écrire que : f(t)=a1(ε(2a+ε)Aω+1)sin(at)−ε(2a+ε)A(sin(at)cos(εt)+cos(at)sin(εt))+cos(at) En développant : f(t)=a1(ε(2a+ε)Aω+1)sin(at)−ε(2a+ε)Acos(εt)sin(at)−ε(2a+ε)Asin(εt)cos(at)+cos(at) Ce qui nous donne bien, par factorisations élémentaires, le résultat proposé : f(t)=a1(ε(2a+ε)A(a+ε)+1−ε(2a+ε)Aacos(εt))sin(at)+(1−ε(2a+ε)Asin(εt))cos(at)
Question 3
On pose : g(t)=ε⟶0+limf(t). Démontrer que : g(t)=a1sin(at)+(1−2aAt)cos(at)
Correction
On pose : g(t)=ε⟶0+limf(t) On sait que lorsque ε⟶0+, on a cos(εt)∼1 et sin(εt)∼εt. Dans ce cas, on obtient : g(t)=ε⟶0+limf(t)=ε⟶0+lim(a1(ε(2a+ε)A(a+ε)+1−ε(2a+ε)Aa)sin(at)+(1−ε(2a+ε)Aεt)cos(at)) Ainsi, on obtient : g(t)=ε⟶0+limf(t)=ε⟶0+lim(a1(ε(2a+ε)A(a+ε)+1−ε(2a+ε)Aa)sin(at)+(1−2a+εAt)cos(at)) Mais, on se trouve dans la cas ou ε⟶0+. Donc, on obtient : g(t)=a1(ε2aAa+1−ε2aAa)sin(at)+(1−2aAt)cos(at) En simplifiant, on obtient la forme suivante : g(t)=a1(0+1−0)sin(at)+(1−2aAt)cos(at) D'où la forme finale suivante, celle proposée par le sujet, à savoir : g(t)=a1sin(at)+(1−2aAt)cos(at)
Question 4
On pose les valeurs numériques suivantes : ∙A=5 ; ∙a=1 ; Laquelle des deux représentations graphiques sur l'intervalle t∈[0;200], proposées ci-dessous, représente l'expression g(t) ? Vous justifierez votre choix de réponse. ♣ Propositions :
Correction
La représentation graphique, sur l'intervalle t∈[0;200], à retenir pour l'expression g(t) est celle de gauche, à savoir la Proposition numéro 1. En effet, on y constate une amplitude maximale et qui est strictement croissante et linéaire. Le phénomène mécanique fondamental qui est ici mis en évidence par g(t) est la reˊsonance.
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