Transformée de Fourier

1. Deˊfinitions : Transformeˊe directe et inverse\textbf{{\color{red}{1. Définitions : Transformée directe et inverse}}}
       Choix d’eˊcriture : la convention symeˊtrique\,\,\,\,\,\,\, \textbf{{\color{blue}{Choix d'écriture : la convention symétrique}}}
Dans la convention symétrique (ou unitaire) le facteur 1/(2π)1/(2\pi) est réparti équitablement (12π)\left( \dfrac{1}{\sqrt{2\pi}} \right) entre l'espace direct et l'espace réciproque (celui des fréquences ou des nombres d'ondes).
Soit xx un nombre réel. Soit kk un nombre réel qui représente la variable réciproque de xx.
Soit i\mathrm{i} le nombre complexe qui vérifie la condition i2=−1\mathrm{i}^2 = -1.
Transformeˊe de Fourier directe :\textbf{{\color{black}{Transformée de Fourier directe :}}}
f^(k)=TF[f](k)=12π∫−∞+∞f(x) e−ikx dx\widehat{f}(k) = \mathcal{TF}[f](k) = \frac{1}{\sqrt{2\pi}} \int_{-\infty}^{+\infty} f(x) \, e^{- \mathrm{i}kx} \, \mathrm{d}x
Transformeˊe de Fourier inverse :\textbf{{\color{black}{Transformée de Fourier inverse :}}}
f(x)=TF−1[f^](x)=12π∫−∞+∞f^(k) eikx dkf(x) = \mathcal{TF}^{-1}[\widehat{f}](x) = \frac{1}{\sqrt{2\pi}} \int_{-\infty}^{+\infty} \widehat{f}(k) \, e^{\mathrm{i}kx} \, \mathrm{d}k
2. Conditions d’existence (Espaces de deˊfinition)\textbf{{\color{red}{2. Conditions d'existence (Espaces de définition)}}}
       Le cas L1R\,\,\,\,\,\,\, \textbf{{\color{blue}{Le cas }}} {\color{blue}{L^1\mathbb{R}}}
Si ff est absolument intégrable, à savoir ∫−∞+∞∣f(x)∣ dx<+∞\int_{-\infty}^{+\infty} \vert f(x)\vert \, \mathrm{d}x < +\infty, alors l'intégrale de Fourier converge pour tout k∈Rk \in \mathbb{R} et f^\widehat{f} est continue et bornée.
       Le cas L2R\,\,\,\,\,\,\, \textbf{{\color{blue}{Le cas }}} {\color{blue}{L^2\mathbb{R}}}
Pour les fonctions de carré sommable, la définition s'étend par un procédé de densité (isométrie de Plancherel).
       Distributions tempeˊreˊes S′(R)\,\,\,\,\,\,\, \textbf{{\color{blue}{Distributions tempérées }}} {\color{blue}{\mathcal{S}'(\mathbb{R}) }}
Pour les objets ne décroissant pas à l'infini (constantes, polynômes, Dirac), la transformée est définie par dualité.
Pour définir la transformée de Fourier par dualité, on utilise un espace de "bonnes" fonctions qu'on appelle l'espace de Schwartz, qui est noté S(R)\mathcal{S}(\mathbb{R}), ou l'espace des fonctions test à décroissance rapide.
Une fonction φ\varphi appartient à S(R)\mathcal{S}(\mathbb{R}) si :
- elle est infiniment dérivable (C∞C^\infty).
- elle-même et toutes ses dérivées décroissent plus vite que n'importe quelle inverse de polynôme à l'infini (elles s'annulent très rapidement).
Proprieˊteˊ essentielle : \textbf{{\color{black}{Propriété essentielle : }}}
La transformée de Fourier est une bijection de S(R)\mathcal{S}(\mathbb{R}) dans S(R)\mathcal{S}(\mathbb{R}). Si φ\varphi est une fonction de Schwartz, sa transformée φ^\widehat{\varphi} en est une aussi.
Si l'on prend deux fonctions de Schwartz ff et φ\varphi, que se passe-t-il si l'on calcule le produit scalaire (ou l'intégrale du produit) entre la transformée de l'une et l'autre ?
La réponse est assez simple. En effet, an appliquant le théorème de Fubini (permutation des intégrales) sur la définition de la transformée de Fourier, on démontre la relation fondamentale de dualité, à savoir :
∫−∞+∞f^(x) φ(x) dx=∫−∞+∞f(x) φ^(x) dx\int_{-\infty}^{+\infty} \widehat{f}(x) \, \varphi(x) \, \mathrm{d}x = \int_{-\infty}^{+\infty} f(x) \, \widehat{\varphi}(x) \, \mathrm{d}x
On constate que cette formule fait "déplacer" le chapeau de Fourier de la fonction ff vers la fonction test φ\varphi.
3. Limites aux infinis - Comportement asymptotique\textbf{{\color{red}{3. Limites aux infinis - Comportement asymptotique}}}
       Lemme de Riemann-Lebesgue\,\,\,\,\,\,\, \textbf{{\color{blue}{Lemme de Riemann-Lebesgue}}}
Si f∈L1(R)f \in L^1(\mathbb{R}), alors lim⁡∣k∣→+∞f^(k)=0\lim_{\vert{}k\vert{} \to +\infty} \widehat{f}(k) = 0 (le physicien dit que les hautes fréquences s'atténuent).
       Symeˊtrie du comportement \,\,\,\,\,\,\, \textbf{{\color{blue}{Symétrie du comportement }}}
Par dualité, si f^∈L1(R)\widehat{f} \in L^1(\mathbb{R}), alors lim⁡∣x∣→+∞f(x)=0\lim_{\vert{}x\vert{} \to +\infty} f(x) = 0.
4. Proprieˊteˊs fondamentales\textbf{{\color{red}{4. Propriétés fondamentales}}}
       Proprieˊteˊs algeˊbriques et diffeˊrentielles usuelles\,\,\,\,\,\,\, \textbf{{\color{blue}{Propriétés algébriques et différentielles usuelles}}}
Soient ff et gg des fonctions suffisamment régulières et intégrables.
Soient α\alpha et β\beta deux nombres complexes.
Soit x0x_0 un nombre réel.
Soit k0k_0 un nombre réel.
Soit aa un nombre réel non nul.
On a les propriétés suivantes :
ProprieˊteˊExpression  f(x)Transformeˊe  de  Fourier  f^(k)Lineˊariteˊαf(x)+βg(x)αf^(k)+βg^(k)Translationf(x−x0)e−ikx0f^(k)Modulationeik0xf(x)f^(k−k0)Changement  d′eˊchellef(ax)1∣a∣f^(ka)Transformeˊe  d′une  deˊriveˊef′(x)ik f^(k)Transformeˊe  d′une  deˊriveˊe  n−ieˋmef(n)(x)(ik)nf^(k)Deˊriveˊe  d′une  transformeˊex⋅f(x)i df^dk(k)Conjugueˊf(x)‾f^(−k)‾\begin{array}{ccc}Propriété & Expression \,\, f(x) & Transformée \,\, de \,\, Fourier \,\, \widehat{f} (k) \\ \\ Linéarité & \alpha f(x) + \beta g(x) & \alpha \widehat{f}(k) + \beta \widehat{g}(k) \\ \\ Translation & f(x - x_0) & e^{-\mathrm{i}kx_0} \widehat{f}(k) \\ \\ Modulation & e^{\mathrm{i}k_0 x} f(x) & \widehat{f}(k - k_0) \\ \\ Changement \,\, d'échelle & f(ax) & \dfrac{1}{\vert{}a\vert{}} \widehat{f}\left(\dfrac{k}{a}\right) \\ \\ Transformée \,\, d'une \,\, dérivée & f'(x) & \mathrm{i}k \, \widehat{f}(k) \\ \\ Transformée \,\, d'une \,\, dérivée \,\, n-ième & f^{(n)}(x) & (\mathrm{i}k)^n \widehat{f}(k) \\ \\ Dérivée \,\, d'une \,\, transformée & x \cdot f(x) & \mathrm{i} \, \dfrac{\mathrm{d}\widehat{f}}{\mathrm{d}k}(k) \\ \\ Conjugué & \overline{f(x)} & \overline{\widehat{f}(-k)} \\ \end{array}
       Proprieˊteˊs de pariteˊ\,\,\,\,\,\,\, \textbf{{\color{blue}{Propriétés de parité}}}
Si ff est paire (f(−x)=f(x))\big(f(-x) = f(x) \big), alors f^\widehat{f} est également paire (f^(−k)=f^(k))\big(\widehat{f}(-k) = \widehat{f}(k)\big).
Si ff est impaire (f(−x)=−f(x))\big(f(-x) = -f(x) \big), alors f^\widehat{f} est aussi impaire (f^(−k)=−f^(k))\big(\widehat{f}(-k) = -\widehat{f}(k)\big).
              Cas des fonctions reˊelles :\,\,\,\,\,\,\, \,\,\,\,\,\,\, \textbf{{\color{black}{Cas des fonctions réelles :}}}
Si ff est réelle et paire   ⟹  f^\implies \widehat{f} est réelle et paire.
Si ff est réelle et impaire   ⟹  f^\implies \widehat{f} est purement imaginaire et impaire.
5. Theˊoreˋmes majeurs\textbf{{\color{red}{5. Théorèmes majeurs}}}
       Theˊoreˋme de Plancherel-Parseval (Conservation de la norme) \,\,\,\,\,\,\, \textbf{{\color{blue}{Théorème de Plancherel-Parseval (Conservation de la norme) }}}
On a la relation qui suit :
∫−∞+∞∣f(x)∣2 dx=∫−∞+∞∣f^(k)∣2 dk\int_{-\infty}^{+\infty} \vert{}f(x)\vert{}^2 \, \mathrm{d}x = \int_{-\infty}^{+\infty} \vert{}\widehat{f}(k)\vert{}^2 \, \mathrm{d}k
Le physicien interprète cette relation comme une relation de conservation de l'énergie.
       Theˊoreˋme de la Convolution \,\,\,\,\,\,\, \textbf{{\color{blue}{Théorème de la Convolution }}}
Soient ff et gg deux fonctions définies sur R\mathbb{R} (par exemple, deux signaux ou deux fonctions intégrables). Le produit de convolution de ff par gg, noté f∗gf * g, est une nouvelle fonction définie par l'intégrale généralisée suivante :
(f∗g)(x)=∫−∞+∞f(t)g(x−t) dt(f * g)(x) = \int_{-\infty}^{+\infty} f(t) g(x - t) \, \mathrm{d}t
Ou, de manière équivalente, par interversion des rôles, puisque la convolution est une opération commutative :
(f∗g)(x)=(g∗f)(x)=∫−∞+∞f(x−t)g(t) dt(f * g)(x) = (g * f)(x) = \int_{-\infty}^{+\infty} f(x - t) g(t) \, \mathrm{d}t
Pour comprendre ce que fait cette intégrale en un point xx donné, on peut imaginer le processus mécanique suivant :
- Le retournement :
On prend la fonction g(t)g(t) et on la retourne horizontalement pour obtenir g(−t)g(-t).
- La translation : On décale cette fonction retournée d'une valeur xx, ce qui donne g(x−t)g(x - t).
- Le produit glissant : On multiplie point par point les deux fonctions f(t)f(t) et g(x−t)g(x - t), puis on calcule l'aire sous cette courbe (c'est-à-dire l'intégrale). On répète l'opération pour chaque position xx.
Physiquement, la convolution modélise l'effet d'un système linéaire invariant sur un signal, ou plus simplement une moyenne pondérée (ou un lissage). Elle trouve des applications, par exemples, en théorie du signal, en optique, en électromagnétisme et en électronique.
On a alors la propriété fondamentale suivante :
TF[f∗g](k)=2π f^(k) g^(k)TF[f * g](k) = \sqrt{2\pi} \, \widehat{f}(k) \, \widehat{g}(k)
Donc, la transformée de Fourier transforme un produit de convolution délicat en un simple produit algébrique.
6. La distribution de Dirac et transformeˊes remarquables\textbf{{\color{red}{6. La distribution de Dirac et transformées remarquables}}}
On a les trois relations importantes suivantes :
* TF[δ](k)=12πTF[\delta](k) = \frac{1}{\sqrt{2\pi}}
** TF[δ(x−x0)](k)=12πe−ikx0TF[\delta(x - x_0)](k) = \frac{1}{\sqrt{2\pi}} e^{-\mathrm{i}kx_0}
*** TF[1](k)=2π δ(k)TF[1](k) = \sqrt{2\pi} \, \delta(k)
7. Reˊsolution d’eˊquations diffeˊrentielles (EDO) et aux deˊriveˊes partielles (EDP)\textbf{{\color{red}{7. Résolution d'équations différentielles (EDO) et aux dérivées partielles (EDP)}}}
La transformée de Fourier est un outil redoutable d'efficacité pour résoudre des équations différentielles grâce à sa capacité à transformer des opérations de dérivation en simples multiplications.
       Pour les Eˊquations Diffeˊrentielles Ordinaires (EDO) \,\,\,\,\,\,\, \textbf{{\color{blue}{Pour les Équations Différentielles Ordinaires (EDO) }}}
Une EDO linéaire à coefficients constants (comme les équations de oscillateurs harmoniques amortis) est convertie par transformée de Fourier en une équation algébrique simple portant sur f^(k)\widehat{f}(k). On résout l'équation algébrique pour isoler f^(k)\widehat{f}(k), puis on applique la transformée inverse pour obtenir la solution f(x)f(x).
       Pour les Eˊquations aux Deˊriveˊes Partielles (EDP) \,\,\,\,\,\,\, \textbf{{\color{blue}{Pour les Équations aux Dérivées Partielles (EDP) }}}
Face à une EDP faisant intervenir des variables d'espace et de temps (comme l'équation de la chaleur ou l'équation des ondes), appliquer la transformée de Fourier par rapport aux variables spatiales xx transforme les dérivées partielles spatiales ∂∂x=∂x\dfrac{\partial}{\partial x} = \partial_x en facteurs ik\mathrm{i}k. L'EDP se réduit alors à une EDO simple par rapport au temps tt pour chaque kk, qu'il est beaucoup plus aisé d'intégrer.
8. Exemples de situations physiques d’utilisation\textbf{{\color{red}{8. Exemples de situations physiques d'utilisation}}}
       Meˊcanique Quantique : \,\,\,\,\,\,\, \textbf{{\color{blue}{Mécanique Quantique : }}}
Le passage de la fonction d'onde spatiale ψ(x)\psi(x) à la fonction d'onde dans l'espace des impulsions ψ^(k)\widehat{\psi}(k) (où kk est relié à la quantité de mouvement par p=ℏkp = \hbar k). Le principe d'incertitude de Heisenberg (ou de Gabor) y trouve une illustration mathématique directe : une fonction ne peut pas être arbitrairement resserrée (et localisée) à la fois dans l'espace et dans son espace de Fourier.
       Traitement du Signal et Teˊleˊcommunications : \,\,\,\,\,\,\, \textbf{{\color{blue}{Traitement du Signal et Télécommunications : }}}
Analyse spectrale des signaux audio ou radio pour identifier les fréquences qui les composent, filtrage des bruits indésirables, et modulation/démodulation en télécommunications.
       Optique Ondulatoire et Imagerie : \,\,\,\,\,\,\, \textbf{{\color{blue}{Optique Ondulatoire et Imagerie : }}}
Étude de la diffraction de la lumière (notamment la diffraction de Fraunhofer à travers des fentes ou des ouvertures) et de l'optique de Fourier (propagation des ondes lumineuses à travers des systèmes optiques et des lentilles).
       Thermodynamique et Physique des Milieux Continus : \,\,\,\,\,\,\, \textbf{{\color{blue}{Thermodynamique et Physique des Milieux Continus : }}}
Résolution de l'équation de la chaleur (diffusion thermique) pour suivre la propagation de la température dans un milieu infini, ou de l'équation de propagation des ondes acoustiques et électromagnétiques.
       Meˊcanique vibratoire : \,\,\,\,\,\,\, \textbf{{\color{blue}{Mécanique vibratoire : }}}
Pour des modélisation du phénomène de percussion.
       Les variables : \,\,\,\,\,\,\, \textbf{{\color{blue}{Les variables : }}}
Physiquement, si la variable de l'espace directe est xx, qui est une distance, alors kk est la variable de l'espace réciproque (dit de Fourier), et est un vecteur d'onde qui vaut k=2πλk = \dfrac{2\pi}{\lambda} et λ\lambda est une période spatiale.
Physiquement, si la variable de l'espace directe est tt, qui est une durée, alors ω\omega est la variable de l'espace réciproque (dit de Fourier), et est une pulsation qui vaut ω=2πT\omega = \dfrac{2\pi}{T} et TT est une période temporelle.
9. Transformation de Fourier en dimension supeˊrieure aˋ un\textbf{{\color{red}{9. Transformation de Fourier en dimension supérieure à un}}}
Soit nn un nombre entier naturel non nul.
On s'intéresse à la Transformée de Fourier à nn dimensions, donc x⃗∈Rn\vec{x} \in \mathbb{R}^n.
       Notations et deˊfinitions\,\,\,\,\,\,\, \textbf{{\color{blue}{Notations et définitions}}}
Soient x⃗=(x1,x2,…,xn)∈Rn\vec{x} = (x_1, x_2, \dots, x_n) \in \mathbb{R}^n et k⃗=(k1,k2,…,kn)∈Rn\vec{k} = (k_1, k_2, \dots, k_n) \in \mathbb{R}^n deux vecteurs de l'espace Rn\mathbb{R}^n.
On note leur produit scalaire usuel par :
k⃗⋅x⃗=∑j=1nkjxj=k1x1+k2x2+⋯+knxn\vec{k} \cdot \vec{x} = \sum_{j=1}^n k_j x_j = k_1 x_1 + k_2 x_2 + \dots + k_n x_n
On note l'élément de volume différentiel :
dnx⃗=dx1 dx2…dxnetdnk⃗=dk1 dk2…dkn\mathrm{d}^n\vec{x} = \mathrm{d}x_1 \, \mathrm{d}x_2 \dots \mathrm{d}x_n \quad \text{et} \quad \mathrm{d}^n\vec{k} = \mathrm{d}k_1 \, \mathrm{d}k_2 \dots \mathrm{d}k_n
Le facteur de normalisation par dimension étant 12π\frac{1}{\sqrt{2\pi}}, pour nn dimensions, il devient (12π)n=1(2π)n2\left(\frac{1}{\sqrt{2\pi}}\right)^n = \frac{1}{(2\pi)^{\frac{n}{2}}}.
       Transformeˊe directe et inverse en dimension n \,\,\,\,\,\,\, \textbf{{\color{blue}{Transformée directe et inverse en dimension \it{n} }}}
              Transformeˊe de Fourier directe \,\,\,\,\,\,\, \,\,\,\,\,\,\, \textbf{{\color{black}{Transformée de Fourier directe }}}
On a :
f^(k⃗)=TF[f](k⃗)=1(2π)n2∫Rnf(x⃗) e−ik⃗⋅x⃗ dnx⃗\widehat{f}(\vec{k}) = TF[f](\vec{k}) = \frac{1}{(2\pi)^{\frac{n}{2}}} \int_{\mathbb{R}^n} f(\vec{x}) \, e^{-\mathrm{i} \vec{k} \cdot \vec{x}} \, \mathrm{d}^n\vec{x}
              Transformeˊe de Fourier inverse \,\,\,\,\,\,\, \,\,\,\,\,\,\, \textbf{{\color{black}{Transformée de Fourier inverse }}}
On a alors la définition :
f(x⃗)=TF−1[f^](x⃗)=1(2π)n2∫Rnf(x⃗) eik⃗⋅x⃗ dnk⃗f(\vec{x}) = TF^{-1}[\widehat{f}](\vec{x}) = \frac{1}{(2\pi)^{\frac{n}{2}}} \int_{\mathbb{R}^n} f(\vec{x}) \, e^{\mathrm{i} \vec{k} \cdot \vec{x}} \, \mathrm{d}^n\vec{k}
       Principales proprieˊteˊs en dimension n \,\,\,\,\,\,\, \textbf{{\color{blue}{Principales propriétés en dimension \it{n} }}}
Les propriétés s'étendent naturellement de 1D à nnD en remplaçant les scalaires par des vecteurs. On a alors :
              Lineˊariteˊ\,\,\,\,\,\,\, \,\,\,\,\,\,\, \textbf{{\color{black}{Linéarité}}}
On conserve la superposition linéaire des fonctions.
              Translation spatiale\,\,\,\,\,\,\, \,\,\,\,\,\,\, \textbf{{\color{black}{Translation spatiale}}}
Si l'on décale la fonction d'un vecteur constant x⃗0\vec{x}_0, c'est-à-dire f(x⃗−x⃗0)f(\vec{x} - \vec{x}_0), sa transformée est multipliée par une phase :
TF[f(x⃗−x⃗0)](k⃗)=e−ik⃗⋅x⃗0f^(k⃗)TF[f(\vec{x} - \vec{x}_0)](\vec{k}) = e^{-\mathrm{i} \vec{k} \cdot \vec{x}_0} \widehat{f}(\vec{k})
              Deˊrivation, c’est-aˋ-dire le Gradient\,\,\,\,\,\,\, \,\,\,\,\,\,\, \textbf{{\color{black}{Dérivation, c'est-à-dire le Gradient}}}
L'application de l'opérateur vectoriel gradient ∇⃗=(∂∂x1,…,∂∂xn)\vec{\nabla} = \left(\frac{\partial}{\partial x_1}, \dots, \frac{\partial}{\partial x_n}\right) se traduit par une multiplication vectorielle par ik⃗\mathrm{i}\vec{k} :
TF[∇⃗f](k⃗)=ik⃗ f^(k⃗)TF[\vec{\nabla} f](\vec{k}) = \mathrm{i} \vec{k} \, \widehat{f}(\vec{k})
Plus généralement, pour un opérateur de dérivation d'ordre supérieur ou une dérivée partielle ∂∂xj\frac{\partial}{\partial x_j}, on obtient une multiplication par ikj\mathrm{i}k_j
       Theˊoreˋmes fondamentaux en dimension n \,\,\,\,\,\,\, \textbf{{\color{blue}{Théorèmes fondamentaux en dimension \it{n} }}}
              Le theˊoreˋme de Plancherel-Parseval (Conservation de la norme \,\,\,\,\,\,\, \,\,\,\,\,\,\, \textbf{{\color{black}{Le théorème de Plancherel-Parseval (Conservation de la norme }}} L2{\color{black}{L^2}})\textbf{{\color{black}{)}}}:
On a :
∫Rn∣f(x⃗)∣2 dnx⃗=∫Rn∣f^(k⃗)∣2 dnk⃗\int_{\mathbb{R}^n} \vert{}f(\vec{x})\vert{}^2 \, \mathrm{d}^n\vec{x} = \int_{\mathbb{R}^n} \vert{}\widehat{f}(\vec{k})\vert{}^2 \, \mathrm{d}^n\vec{k}
              Le theˊoreˋme de convolution \,\,\,\,\,\,\, \,\,\,\,\,\,\, \textbf{{\color{black}{Le théorème de convolution }}}
Le produit de convolution en nn dimensions est défini par :
(f∗g)(x⃗)=∫Rnf(t⃗)g(x⃗−t⃗) dnt⃗(f * g)(\vec{x}) = \int_{\mathbb{R}^n} f(\vec{t}) g(\vec{x} - \vec{t}) \, \mathrm{d}^n\vec{t}
Sa transformée de Fourier fait apparaître le facteur de normalisation global à la puissance nn. On a alors la formulme suivante :
TF[f∗g](k⃗)=(2π)n2 f^(k⃗) g^(k⃗)TF[f * g](\vec{k}) = (2\pi)^{\frac{n}{2}} \, \widehat{f}(\vec{k}) \, \widehat{g}(\vec{k})

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