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Soit le domaine Ω={(x;y)∈R×R+⋆}. On considère le problème P suivant : P:⎩⎨⎧Δuu(x;0)y⟶+∞limu(x;y)===∂x2∂2u+∂y2∂2u=0(x;y)∈Ω1+4π2x220
En faisant usage de la transformée de Fourier, résoudre le problème P proposé.
Correction
Soit i le nombre imaginaire pur unité. On a alors i2=−1. Pour résoudre ce problème, l'idée est d'appliquer la transformée de Fourier par rapport à la variable x. En effet, le sujet nous impose la condition limite, sur y, suivante : y⟶+∞limu(x;y)=0. Ceci permet de travailler dans l'espace réciproque de la variable x et de conserver cette condition limite pour "ajuster" la dépendance en la variable y. On note par u(k;y) la transformée de Fourier de u(x;y). Et on a : u(k;y)=2π1∫−∞+∞u(x;y)e−ikxdx Pour cette résolution, nous ferons usage des deux propriétés suivantes de la transformée de Fourier. ∙ La transformée de Fourier ∂x2∂2u est donnée par : TF[∂x2∂2u]=(ik)2u(k;y)=−k2u(k;y) ∙∙ La transformée de ∂y2∂2u est simplement la dérivée seconde par rapport à y, soit : TF[∂y2∂2u]=∂y2∂2u(k;y) Prenons la transformée de Fourier de l'équation Δu=0. On a alors : TF[Δu]=TF[0] Soit : TF[∂x2∂2u+∂y2∂2u]=0 Soit encore, par linéarité de la transformée de Fourier, on a : TF[∂x2∂2u]+TF[∂y2∂2u]=0 Ainsi : −k2u(ky)+∂y2∂2u(k;y)=0 D'où : ∂y2∂2u(k;y)=k2u(k;y) Donc : ∂y2∂2u(k;y)−k2u(k;y)=0 Il s'agit d'une équation différentielle linéaire (et ordinaire) du second ordre de la forme Y′′−k2Y=0. La solution générale est bien connue et est de la forme suivante : u(k;y)=A(k)e∣k∣y+B(k)e−∣k∣y C'est maintenant que nous allons tenir compte de la condition aux limites à l'infini qui est présente dans la définition du problème P. En effet, on a y→+∞limu(x;y)=0. Cela implique que la transformée de Fourier doit également tendre vers 0 quand y est croissant. Le terme e∣k∣y tend vers +∞ quand y→+∞. Pour que la limite soit nulle, on doit impérativement avoir la condition suivante : ∀k∈R,A(k)=0 De fait, on obtient : u(k;y)=B(k)e−∣k∣y Mais, on sait que : u(x;0)=f(x)avec:f(x)=1+4π2x22 Puis en y=0, notre solution devient prend la forme : u(k;0)=B(k) Donc B(k) est simplement la transformée de Fourier de f(x) : B(k)=TF[f(x)]=f(k) Ainsi, calculons f(k). On a alors : f(k)=2π1∫−∞+∞f(x)e−ikxdx Soit : f(k)=2π1∫−∞+∞1+4π2x22e−ikxdx Soit encore : f(k)=2π2∫−∞+∞4π2(4π21+x2)1e−ikxdx Donc : f(k)=4π22π2∫−∞+∞4π21+x21e−ikxdx D'où : f(k)=4π22π2∫−∞+∞(2π1)2+x21e−ikxdx Que nous allons écrire comme : f(k)=2π21×2π1∫−∞+∞(2π1)2+x21e−ikxdx On constate alors que l'on a : f(k)=2π21×TF⎣⎡(2π1)2+x21⎦⎤ Mais, avec a>0, on sait que : TF[e−a∣x∣]=π2a2+k2a⟺TF[a12πe−a∣x∣]=a2+k21 Ceci nous permet d'écrire que : TF[a2+x21]=a12πe−a∣k∣ Posons maintenant a=2π1. On a alors : TF⎣⎡(2π1)2+x21⎦⎤=2π112πe−2π1∣k∣ Soit : TF⎣⎡(2π1)2+x21⎦⎤=2π2πe−2π1∣k∣ On en déduit immédiatement que : f(k)=2π21×2π2πe−2π1∣k∣ Ce qui nous donne : f(k)=π12πe−2π1∣k∣ Et de fait : f(k)=2π1e−2π1∣k∣ Mais, on sait que : u(k;y)=B(k)e−∣k∣y⟺u(k;y)=f(k)e−∣k∣y Soit : u(k;y)=2π1e−2π1∣k∣e−∣k∣y Ainsi, la solution dans l'espace réciproque, c'est-à-dire l'espace de Fourier, est donnée par : u(k;y)=2π1e−2π1∣k∣−∣k∣y Par une factorisation par −∣k∣ dans l'exponentielle, on obtient : u(k;y)=2π1e−∣k∣(y+2π1) On applique maintenant la transformée de Fourier inverse, et on obtient : u(x;y)=2π1∫−∞+∞u(k;y)eikxdk Soit : u(x;y)=2π1∫−∞+∞2π1e−∣k∣(y+2π1)eikxdk Soit encore : u(x;y)=2π1∫−∞+∞e−∣k∣(y+2π1)eikxdk Ainsi : u(x;y)=2π1×2π1∫−∞+∞e−∣k∣(y+2π1)eikxdk En tenant compte de la parité de e−∣k∣(y+2π1), nous pouvons écrire que : u(x;y)=2π1×π2∫0+∞e−∣k∣(y+2π1)cos(kx)dk Soit : u(x;y)=2π1×π2∫0+∞e−∣k∣(y+2π1)ℜe(eikx)dk Soit encore : u(x;y)=2π1×π2∫0+∞ℜe(e−∣k∣(y+2π1)eikx)dk Mais k va de 0 et tends vers +∞. Donc k est positif. Ainsi ∣k∣=k. D'où : u(x;y)=2π1×π2∫0+∞ℜe(e−k(y+2π1)eikx)dk De fait, on a : u(x;y)=2π1×π2∫0+∞ℜe(e−k(y+2π1)+ikx)dk En factorisant par −k dans l'exponentielle, on trouve que : u(x;y)=2π1×π2∫0+∞ℜe(e−k((y+2π1)+ix))dk Ce qui nous donne également : u(x;y)=2π1×π2ℜe(∫0+∞e−k((y+2π1)+ix)dk) Par intégration, on obtient : u(x;y)=2π1×π2ℜe⎝⎛⎣⎡−(y+2π1)+ixe−k((y+2π1)+ix)⎦⎤0+∞⎠⎞ Ceci nous permet d'écrire que : u(x;y)=2π1×π2ℜe⎝⎛(y+2π1)+ix[e−k((y+2π1)+ix)]+∞0⎠⎞ Ceci nous donne donc : u(x;y)=2π1×π2ℜe⎝⎛(y+2π1)+ixe−0((y+2π1)+ix)−B⟶+∞lime−B((y+2π1)+ix)⎠⎞ Soit : u(x;y)=2π1×π2ℜe⎝⎛(y+2π1)+ixe0−0⎠⎞ Comme e0−0=1−0=1, on obtient : u(x;y)=2π1×π2ℜe⎝⎛(y+2π1)+ix1⎠⎞ En faisant usage de l'expression conjuguée, on a : u(x;y)=2π1×π2ℜe⎝⎛((y+2π1)+ix)((y+2π1)−ix)(y+2π1)−ix⎠⎞ Cependant, comme i2=−1, on a alors : ((y+2π1)+ix)((y+2π1)−ix)=(y+2π1)2+x2∈R Donc : u(x;y)=2π1×π2ℜe⎝⎛(y+2π1)2+x2(y+2π1)−ix⎠⎞ D'où : u(x;y)=2π1×π2×(y+2π1)2+x21ℜe((y+2π1)−ix) Or, on a évidemment : ℜe((y+2π1)−ix)=y+2π1 Ce qui nous permet d'écrire que : u(x;y)=2π1×π2×(y+2π1)2+x2y+2π1 On a également : 2π1×π2=2π1×π2=π1×π1=π×π1=π1 Finalement, la solution recherchée au problème P proposé dans cet exercice est donnée par l'expression suivante : u(x;y)=π1(y+2π1)2+x2y+2π1 Il est possible, pour changer l'écriture de cette dernière expression de u(x;y), de multiplier le numérateur et le dénominateur par 4π2. Ainsi, on obtient : u(x;y)=π14π2((y+2π1)2+x2)4π2y+2π4π2 Soit : u(x;y)=π1(2π)2((y+2π1)2+x2)4π2y+2π Soit encore : u(x;y)=(2π)2(y+2π1)2+(2π)2x24πy+2 Ce qui nous donne : u(x;y)=(2πy+2π2π)2+4π2x24πy+2 Ainsi : u(x;y)=(2πy+1)2+4π2x24πy+2 D'où la forme solution équivalente suivante : u(x;y)=(2πy+1)2+4π2x22(2πy+1)
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