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Soit λ>0. Soit x∈R. Soit k∈R. On considère l'expression de f(x)=∣x∣e−λ∣x∣∈L1(R).
Déterminer la transformée de Fourier f(k)=F[f](k) associée à f(x).
Correction
La transformée de Fourier f(k)=F[f](k) recherchée est : f(k)=2π1∫−∞+∞f(x)e−ikxdx Soit : f(k)=2π1∫−∞+∞∣x∣e−λ∣x∣e−ikxdx La présence des valeurs absolues nous invite à distinguer, pour x, deux intervalles d'intégration, à savoir de −∞ à 0 d'abord, puis de 0 à +∞. On a alors : f(k)=2π1∫−∞0(−x)e−λ(−x)e−ikxdx+2π1∫0+∞xe−λxe−ikxdx Soit : f(k)=−2π1∫−∞0xeλxe−ikxdx+2π1∫0+∞xe−λxe−ikxdx En regroupant les termes exponentiels, on arrive à : f(k)=2π1∫−∞0xeλx−ikxdx+2π1∫0+∞xe−λx−ikxdx Par simple factorisation par x dans les exponentielles, on obtient : f(k)=−2π1∫−∞0xe(λ−ik)xdx+2π1∫0+∞xe−(λ+ik)xdx Commençons par calculer la seconde intégrale du membre de droite. A l'aide d'une intégrations par parties, on a : ∫0+∞xe−(λ+ik)xdx=[x−(λ+ik)e−(λ+ik)x]0+∞−∫0+∞1−(λ+ik)e−(λ+ik)xdx Soit : ∫0+∞xe−(λ+ik)xdx=B⟶+∞limB−(λ+ik)e−(λ+ik)B−0−(λ+ik)e−(λ+ik)0+∫0+∞λ+ike−(λ+ik)xdx D'où : ∫0+∞xe−(λ+ik)xdx=−λ+ik1B⟶+∞lim(Be−(λ+ik)B)−0+λ+ik1∫0+∞e−(λ+ik)xdx Par croissances comparées, on sait que : B⟶+∞lim(Be−(λ+ik)B)=0 Donc : ∫0+∞xe−(λ+ik)xdx=λ+ik1∫0+∞e−(λ+ik)xdx En intégrant : ∫0+∞xe−(λ+ik)xdx=λ+ik1[−(λ+ik)e−(λ+ik)x]0+∞ Ce qui s'écrit également comme : ∫0+∞xe−(λ+ik)xdx=−(λ+ik)21[e−(λ+ik)x]0+∞ Or, en +∞ le terme e−(λ+ik)x s'écrase vers 0 très rapidement puisque λ>0. Ainsi, on obtient : ∫0+∞xe−(λ+ik)xdx=−(λ+ik)21(0−e−(λ+ik)0) Soit : ∫0+∞xe−(λ+ik)xdx=−(λ+ik)21(−e0) Soit encore : ∫0+∞xe−(λ+ik)xdx=−(λ+ik)21(−1) On obtient alors : ∫0+∞xe−(λ+ik)xdx=(λ+ik)21 Puis, effectuons une autre intégration par parties pour calculer la première intégrale, à savoir : ∫−∞0xe(λ−ik)xdx=[xλ−ike(λ−ik)x]−∞0−∫−∞01λ−ike(λ−ik)xdx Soit : ∫−∞0xe(λ−ik)xdx=0λ−ike(λ−ik)0−B⟶−∞limBλ−ike(λ−ik)B−λ−ik1∫−∞0e(λ−ik)xdx Soit encore : ∫−∞0xe(λ−ik)xdx=0−λ−ik1B⟶−∞lim(Be(λ−ik)B)−λ−ik1∫−∞0e(λ−ik)xdx Par croissances comparées, on sait que : B⟶−∞lim(Be(λ−ik)B)=0 Donc : ∫−∞0xe(λ−ik)xdx=−λ−ik1∫−∞0e(λ−ik)xdx En intégrant, on obtient : ∫−∞0xe(λ−ik)xdx=−λ−ik1∫−∞0[λ−ike(λ−ik)x]−∞0 Ce qui nous donne : ∫−∞0xe(λ−ik)xdx=−(λ−ik)21[e(λ−ik)x]−∞0 Or, en −∞ le terme e(λ−ik)x s'écrase vers 0 très rapidement puisque λ>0. Ainsi, on obtient : ∫−∞0xe(λ−ik)xdx=−(λ−ik)21(e(λ−ik)0−0) Donc : ∫−∞0xe(λ−ik)xdx=−(λ−ik)21(e0−0) Comme e0=1 on obtient : ∫−∞0xe(λ−ik)xdx=−(λ−ik)21(1−0) Finalement, on arrive au résultat intermédiaire suivant : ∫−∞0xe(λ−ik)xdx=−(λ−ik)21 On peut donc écrire que : f(k)=−2π1(−(λ−ik)21)+2π1(λ+ik)21 Soit : f(k)=2π1(λ−ik)21+2π1(λ+ik)21 En factorisant par le terme 2π1 on obtient : f(k)=2π1((λ−ik)21+(λ+ik)21) Avec : (λ−ik)21+(λ+ik)21=(λ−ik)2(λ+ik)2(λ+ik)2+(λ−ik)2(λ+ik)2(λ−ik)2 D'où : (λ−ik)21+(λ+ik)21=(λ−ik)2(λ+ik)2(λ+ik)2+(λ−ik)2 Soit : (λ−ik)21+(λ+ik)21=((λ−ik)(λ+ik))2λ2+2λik+i2k2+λ2−2λik+i2k2 Ce qui nous donne : (λ−ik)21+(λ+ik)21=(λ2−i2k2)22λ2+2i2k2 Comme i2=−1 ion obtient alors : (λ−k)21+(λ+ik)21=(λ2−(−1)k2)22λ2+2(−1)k2 Ce qui nous donne le résultat suivant : (λ−k)21+(λ+ik)21=2(λ2+k2)2λ2−k2 Ce qui nous donne donc : (λ−k)21+(λ+ik)21=2(λ2+k2)2(λ+k)(λ−k) On obtient donc : f(k)=2π12(λ2+k2)2(λ+k)(λ−k) Finalement, la transformée de Fourier f(k)=F[f](k) associée à f(x) est donnée par l'expression suivante : f(k)=π2(λ2+k2)2(λ+k)(λ−k)
Question 2
Soit g∈L1(R) une fonction numérique paire. Démontrer que : g(k)=F[g](k)=π2∫0+∞g(x)cos(kx)dx
Correction
Soit g∈L1(R) une fonction numérique paire. On a alors : g(k)=F[g](k)=2π1∫−∞+∞g(x)e−ikxdx Soit : g(k)=F[g](k)=2π1∫−∞0g(x)e−ikxdx+2π1∫0+∞g(x)e−ikxdx Dans la première intégrale du second membre, posons x=−X, donc dx=d(−X)=−dX. Dans ce cas, X va de la borne +∞ jusqu'à la borne 0. On a alors : g(k)=F[g](k)=2π1∫+∞0g(−X)e−ik(−X)(−dX)+2π1∫0+∞g(x)e−ikxdx Soit : g(k)=F[g](k)=−2π1∫+∞0g(−X)eikXdX+2π1∫0+∞g(x)e−ikxdx Soit encore : g(k)=F[g](k)=2π1∫0+∞g(−X)eikXdX+2π1∫0+∞g(x)e−ikxdx Mais, par hypothèse, nous savons que la fonction g est paire. Donc, on peut écrire que : ∀X∈R,−X∈R,g(−X)=g(X) Ce qui implique que : g(k)=F[g](k)=2π1∫0+∞g(X)eikXdX+2π1∫0+∞g(x)e−ikxdx Une variable d'intégration étant une variable muette, nous pouvons donc écrire que : g(k)=F[g](k)=2π1∫0+∞g(x)eikxdx+2π1∫0+∞g(x)e−ikxdx De fait, par factorisation, nous avons : g(k)=F[g](k)=2π1∫0+∞g(x)(eikx+e−ikx)dx Par "jeu" d'écriture, nous obtenons : g(k)=F[g](k)=2π1∫0+∞g(x)2(2eikx+e−ikx)dx Mais, on sait que : ∀x∈R,2eikx+e−ikx=cos(kx) Ainsi : g(k)=F[g](k)=2π1∫0+∞g(x)2cos(kx)dx Que nous écrivons : g(k)=F[g](k)=2π2∫0+∞g(x)2cos(kx)dx Finalement : g(k)=F[g](k)=π2∫0+∞g(x)cos(kx)dx
Question 3
Démontrer que : ∫0+∞(λ2+x2)2λ2−x2cos(2x)dx=4πe−2λ
Correction
On sait que si la fonction f∈L1(R) alors on a : f(x)=2π1∫−∞+∞f(k)eikxdk Or, on sait que si f est paire alors sa transformée de Fourier f est également paire. Dans ce cas, appliquons le résultat obtenu à la question précédente. On a alors : f(x)=π2∫0+∞f(k)cos(kx)dk Mais, on sait que si f(x)=∣x∣e−λ∣x∣∈L1(R) alors on a : f(k)=π2(λ2+k2)2(λ+k)(λ−k)⟺f(k)=π2(λ2+k2)2λ2−k2 Ceci nous permet d'écrire que : ∣x∣e−λ∣x∣=π2∫0+∞π2(λ2+k2)2λ2−k2cos(kx)dk Soit : ∣x∣e−λ∣x∣=π2π2∫0+∞(λ2+k2)2λ2−k2cos(kx)dk Soit encore : ∣x∣e−λ∣x∣=(π2)2∫0+∞(λ2+k2)2λ2−k2cos(kx)dk D'où : ∣x∣e−λ∣x∣=π2∫0+∞(λ2+k2)2λ2−k2cos(kx)dk Ainsi, nous obtenons : ∫0+∞(λ2+k2)2λ2−k2cos(kx)dk=2π∣x∣e−λ∣x∣ On remarque alors qu'il nous faut maintenant poser : x=21⟹∣x∣=x=21 Cela nous permet d'écrire que : ∫0+∞(λ2+k2)2λ2−k2cos(k21)dk=2π21e−λ21 Soit : ∫0+∞(λ2+k2)2λ2−k2cos(2k)dk=4πe−2λ Enfin, on doit se souvenir qu'une variable d'intégration est une variable muette. Donc remplaçons, dans la relation précédente, la lettre k par x. On obtient finalement la relation proposée par le sujet, à savoir que : ∫0+∞(λ2+x2)2λ2−x2cos(2x)dx=4πe−2λ
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