Qui aura 20 en maths ? : tu es en Terminale et tu veux tester ton niveau ? Rendez-vous le 30 janvier 2027 à l’EFREI (Villejuif) 🎁 À la clé : 2 MacBook, 2 iPhone, 2 iPad et 2 paires d’AirPods à gagner
♣Contexte et notations On désigne par E3 l'espace physique usuel tridimensionnel. On désigne par x, y et z les trois variables cartésiennes usuelles de l'espace physique usuel tridimensionnel. La BOND cartésienne est Bc=(ex;ey;ez). On note le vecteur position par : r=xex+yey+zez On désigne par r=∣∣r∣∣ la norme euclidienne du vecteur r. On désigne par R3 l'espace de Fourier réciproque qui est associé à E3. Le vecteur d'onde est k et balaye l'espace réciproque. On a : k=kxex+kyey+kzez On désigne par k=∣∣k∣∣ la norme euclidienne du vecteur k. On désigne par δ la distribution de Dirac. On désigne par i le nombre complexe qui vérifie i2=−1. On désigne par t∈R le paramètre temporel. On désigne par ω∈R la pulsation qui est le paramètre réciproque du temps. On désigne par c>0 la vitesse de la lumière dans le vide de matière. On désigne par h>0 la constante de Planck. On désigne par ℏ=2πh>0 la constante de Planck réduite ou constante de Dirac. On désigne par m⩾0 la masse de l'objet physique considéré. On désigne, pour m=0, par λC=mch∈R+ la longueur d'onde de Compton. On désigne, pour m=0, par λCR=2πλC=mcℏ∈R+ la longueur d'onde réduite de Compton. Soit μ=λCR1∈R+ l'inverse de la longueur d'onde réduite de Compton. On désigne par Δ l'opérateur de Laplace qui s'exprime, pour nous comme : Δ=∂x2∂2+∂y2∂2+∂z2∂2 Soit ψ un champ scalaire tel que : ψ:R4(x;y;z;t)⟶⟼Rψ(x;y;z;t) Soit S un champ scalaire qui est un terme de source : S:R4(x;y;z;t)⟶⟼RS(x;y;z;t) On s'intéresse au champ scalaire ψ qui est décrit par l'équation de Klein-Gordon avec le terme de source S. Cette équation, qui généralise l'équation de Schrödinger pour être compatible avec la relativité restreinte, régit par exemple des particules de masse m⩾0. Elle s'écrit : (Δ−c21∂t2∂2−(ℏmc)2)ψ(x;y;z;t)=S(x;y;z;t) La transformée de Fourier de f:(r;t)=(x;y;z;t)∈R4⟼f(r;t)=f(x;y;z;t)∈R s'exprime comme : f(k;ω)=4π21∫R4f(r;t)e−i(k⋅r+ωt)d3rdt La quantité k⋅r représente le produit scalaire des deux vecteurs k et r. Par convention symétrique, on a donc : f(r;t)=4π21∫R4f(k;ω)ei(k⋅r+ωt)d3kdω On rappelle que : δ(ω)=2π1∫Re−iωtdt On donne l'intégrale suivante : ∫R3k2+μ2eik⋅rd3k=r2π2e−μr
En appliquant une intégration par parties, déterminer par quoi est remplacé l'opérateur différentiel temporel ∂t∂ s'il est appliqué à f(r;t).
Correction
On a : ∂t∂f(k;ω)=4π21∫R4∂t∂f(r;t)e−i(k⋅r+ωt)d3rdt Soit : ∂t∂f(k;ω)=4π21∫R4∂t∂f(r;t)e−ik⋅re−iωtd3rdt Seule l'intégration temporelle est concernée. De fait, on a : ∂t∂f(k;ω)=4π21∫R3(∫R∂t∂f(r;t)e−iωtdt)e−ik⋅rd3r A l'aide d'une intégration par parties, on peut écrire que : ∫R∂t∂f(r;t)e−iωtdt=[f(r;t)e−iωt]−∞+∞−∫Rf(r;t)(−iω)e−iωtdt On suppose (hypothèse implicite mais nécessaire pour que la transformée de Fourier existe) que f⟶0 lorsque t⟶±∞. De fait le crochet s'annule : [f(r;t)e−iωt]−∞+∞=0 D'où : ∫R∂t∂f(r;t)e−iωtdt=−∫Rf(r;t)(−iω)e−iωtdt Soit : ∫R∂t∂f(r;t)e−iωtdt=−(−iω)∫Rf(r;t)e−iωtdt Soit encore : ∫R∂t∂f(r;t)e−iωtdt=iω∫Rf(r;t)e−iωtdt Ceci nous permet d'écrire que : ∂t∂f(k;ω)=4π21∫R3(iω∫Rf(r;t)e−iωtdt)e−ik⋅rd3r D'où : ∂t∂f(k;ω)=iω4π21∫R3(∫Rf(r;t)e−iωtdt)e−ik⋅rd3r Ce qui nous donne : ∂t∂f(k;ω)=iω4π21∫R3∫Rf(r;t)e−ik⋅re−iωtd3rdt Ainsi : ∂t∂f(k;ω)=iω4π21∫R4f(r;t)e−i(k⋅r+ωt)d3rdt Finalement : ∂t∂f(k;ω)=iωf(k;ω)
Question 2
En appliquant une intégration par parties, déterminer par quoi est remplacé l'opérateur de Laplace Δ s'il est appliqué à f(r;t).
Correction
Regardons dans un premier temps l'action de l'opérateur différentiel spatial ∂x∂f. On a : ∂x∂f(k;ω)=4π21∫R4∂x∂f(r;t)e−i(k⋅r+ωt)d3rdt Soit : ∂x∂f(k;ω)=4π21∫R4∂x∂f(r;t)e−i(kxx+kyy+kzz+ωt)d3rdt Soit encore : ∂x∂f(k;ω)=4π21∫R4∂x∂f(r;t)e−ikxxe−i(kyy+kzz+ωt)d3rdt Seule l'intégration sur la direction x est concernée. De fait, on a : ∂x∂f(k;ω)=4π21∫R3(∫R∂x∂f(r;t)e−ikxxdx)e−i(kyy+kzz+ωt)dydzdt A l'aide d'une intégration par parties, on peut écrire que : ∫R∂x∂f(r;t)e−ikxxdx=[f(r;t)e−ikxx]−∞+∞−∫Rf(r;t)(−ikx)e−ikxxdx On suppose (hypothèse implicite mais nécessaire pour que la transformée de Fourier existe) que f⟶0 lorsque x⟶±∞. De fait le crochet s'annule : [f(r;t)e−ikxx]−∞+∞=0 D'où : ∫R∂x∂f(r;t)e−ikxxdx=−∫Rf(r;t)(−ikx)e−ikxxdx Soit : ∫R∂x∂f(r;t)e−ikxxdx=−(−ikx)∫Rf(r;t)e−ikxxdx Soit encore : ∫R∂x∂f(r;t)e−ikxxdx=ikx∫Rf(r;t)e−ikxxdx Ceci nous permet d'écrire que : ∂x∂f(k;ω)=4π21∫R3(ikx∫Rf(r;t)e−ikxxdx)e−i(kyy+kzz+ωt)dydzdt D'où : ∂x∂f(k;ω)=ikx<br/>4π21∫R3∫Rf(r;t)e−ikxxe−i(kyy+kzz+ωt)dxdydzdt Ce qui nous donne : ∂x∂f(k;ω)=ikx<br/>4π21∫R4f(r;t)e−i(kxx+kyy+kzz+ωt)dxdydzdt Ainsi : ∂x∂f(k;ω)=ikx<br/>4π21∫R4f(r;t)e−i(k⋅r+ωt)d3rdt Ce qui, nous permet d'obtenir le résultat suivante : ∂x∂f(k;ω)=ikxf(k;ω) De ceci, on en déduit que : ∂x2∂2f(k;ω)=∂x∂∂x∂f(k;ω)<br/>⟺∂x2∂2f(k;ω)=ikx∂x∂f(k;ω) On peut alors écrire que : ∂x2∂2f(k;ω)=ikxikxf(k;ω)⟺∂x2∂2f(k;ω)=i2kx2f(k;ω) Mais i2=−1. On obtient donc : ∂x2∂2f(k;ω)=−kx2f(k;ω) De fait, comme les variables y et z jouent un rôle similaire à la variable x, on en déduit alors que : ⎩⎨⎧∂x2∂2f(k;ω)∂y2∂2f(k;ω)∂z2∂2f(k;ω)===−kx2f(k;ω)−ky2f(k;ω)−kz2f(k;ω) En additionnant membre à membre, on obtient : ∂x2∂2f(k;ω)+∂y2∂2f(k;ω)+∂z2∂2f(k;ω)=−kx2f(k;ω)−ky2f(k;ω)−kz2f(k;ω) Soit : ∂x2∂2f(k;ω)+∂y2∂2f(k;ω)+∂z2∂2f(k;ω)=−(kx2+ky2+kz2)f(k;ω) Soit encore : ∂x2∂2f(k;ω)+∂y2∂2f(k;ω)+∂z2∂2f(k;ω)=−∣∣k∣∣2f(k;ω) Donc : ∂x2∂2f(k;ω)+∂y2∂2f(k;ω)+∂z2∂2f(k;ω)=−k2f(k;ω) Puis, la transformée de Fourier est une opération linéaire. Ceci nous permet d'écrire que : ∂x2∂2f(k;ω)+∂y2∂2f(k;ω)+∂z2∂2f(k;ω)=(∂x2∂2f+∂y2∂2f+∂z2∂2f)(k;ω) Donc : ∂x2∂2f(k;ω)+∂y2∂2f(k;ω)+∂z2∂2f(k;ω)=Δf(k;ω) De ceci, on en déduit finalement que : Δf(k;ω)=−k2f(k;ω)
Question 3
Appliquer la transformée de Fourier 4D à l'équation de Klein-Gordon pour exprimer le champ ψ(k;ω) sous la forme suivante : ψ(k;ω)=G(k;ω)×S(k;ω) Donner l'expression de G(k;ω). La fonction G s'appelle la fonction de Green.
Correction
On a : ∂t2∂2f(k;ω)=∂t∂∂t∂f(k;ω)⟺∂t2∂2f(k;ω)=iω∂t∂f(k;ω) On peut alors écrire que : ∂t2∂2f(k;ω)=iωiωf(k;ω)⟺∂t2∂2f(k;ω)=i2ω2f(k;ω) Mais i2=−1. On obtient donc : ∂t2∂2f(k;ω)=−ω2f(k;ω) Prenons la transformée de Fourier de l'équation de Klein-Gordon. On a alors, par linéarité de la transformée de Fourier, l'équation suivante : Δψ(k;ω)−c21∂t2∂2ψ(k;ω)−μ2ψ(k;ω)=S(k;ω) Et nous pouvons donc écrire que : −k2ψ(k;ω)−c21(−ω2ψ(k;ω))−μ2ψ(k;ω)=S(k;ω) Soit : −k2ψ(k;ω)+c2ω2ψ(k;ω)−μ2ψ(k;ω)=S(k;ω) Soit encore : (c2ω2−k2−μ2)ψ(k;ω)=S(k;ω) Ceci nous donne donc : ψ(k;ω)=c2ω2−k2−μ21×S(k;ω) Or, le sujet nous propose la forme ψ(k;ω)=G(k;ω)×S(k;ω). Par une simple identification, on trouve que : G(k;ω)=c2ω2−k2−μ21 L'EDP de Klein-Gordon est devenue, dans l'espace réciproque, une simple équation algébrique facilement manipulable.
Question 4
Dans le cas de l'électromagnétisme, on considère une particule de masse nulle : m=0. Pour un vecteur d'onde k donné, quelles sont les valeurs de ω qui rendent G(k,ω) singulière ? Ces valeurs de ω s'appellent des pôles.
Correction
Posons m=0. Dans ce cas μ=ℏmc=0. On a alors : G(k;ω)=c2ω2−k21 On constate que G(k;ω) devient singulière, c'est-à-dire, diverge si le dénominateur est nul. On a alors : c2ω2−k2=0 Soit : c2ω2=k2 Soit encore : ω2=k2c2 Finalement : ω=±kc C'est exactement la relation de dispersion de la lumière dans le vide. Ceci est parfaitement logique puisque pour m=0 l'équation de Klein-Gordon devient l'équation de d'Alembert (l'équation de propagation), celle qui régit par exemple le potentiel électromagnétique dans le vide.
Question 5
On suppose maintenant que le champ S est stationnaire, non homogène, et qu'il est engendré par une particule source, de masse strictement positive, ponctuelle et immobile à l'origine. Le champ S est modélisé par l'expression suivante : S(r;t)=−gδ(r) où g∈R⋆ est une constante de couplage. La masse de la particule médiatrice est cette fois strictement positive : m>0. Calculer la transformée de Fourier 4D de la source, S(k;ω).
Correction
On a : S(r;t)=−gδ(r) Dans cette relation δ(r) désigne ici le Dirac tridimensionnel δ(x)δ(y)δ(z), nul partout sauf à l'origine, avec : ∫Rδ(r)d3r=1 On a alors : S(k;ω)=4π21∫R4S(r;t)e−i(k⋅r+ωt)d3rdt Soit : S(k;ω)=4π21∫R4−gδ(r)e−i(k⋅r+ωt)d3rdt Soit encore : S(k;ω)=−4π2g∫R4δ(r)e−i(k⋅r+ωt)d3rdt D'où : S(k;ω)=−4π2g∫R4δ(r)e−ik⋅re−iωtd3rdt On a alors, par le théorème de Fubini, la séparation suivante : S(k;ω)=−4π2g∫R3δ(r)e−ik⋅rd3r×∫Re−iωtdt Que nous allons écrire comme : S(k;ω)=−2πg∫R3δ(r)e−ik⋅rd3r×2π1∫Re−iωtdt Mais d'après le sujet, on a : 2π1∫Re−iωtdt=δ(ω) Ainsi, on, obtient : S(k;ω)=−2πg∫R3δ(r)e−ik⋅rd3r×δ(ω) Avec la propriété d'échantillonnage de la distribution de Dirac, on a alors : ∫R3δ(r)e−ik⋅rd3r=e0=1 Ceci nous permet d'obtenir le résultat finale suivant : S(k;ω)=−2πgδ(ω)
Question 6
En déduire l'expression de ψ(k;ω).
Correction
On a : ψ(k;ω)=c2ω2−k2−μ21×S(k;ω) Ce qui nous donne immédiatement : ψ(k;ω)=c2ω2−k2−μ21×(−2πgδ(ω)) Soit : ψ(k;ω)=−2πgc2ω2−k2−μ21×δ(ω) Or, le terme δ(ω) est non nul uniquement en ω=0. Ceci nous permet la simplification suivante : ψ(k;ω)=−2πgc202−k2−μ21×δ(ω) Ce qui nous donne : ψ(k;ω)=−2πg−k2−μ21×δ(ω) D'où : ψ(k;ω)=−2πg−(k2+μ2)1×δ(ω) Par simplification : ψ(k;ω)=2πgk2+μ21×δ(ω) Finalement, on obtient : ψ(k;ω)=2πgk2+μ21δ(ω)
Question 7
Démontrer que le champ ψ dans l'espace réel s'écrit sous la forme de l'intégrale suivante : ψ(r;t)=8π3g∫R3k2+μ2eik⋅rd3k
Correction
En faisant usage de la transformée de Fourier inverse, on a : ψ(r;t)=4π21∫R4ψ(k;ω)ei(k⋅r+ωt)d3kdω Soit : ψ(r;t)=4π21∫R42πgk2+μ21δ(ω)ei(k⋅r+ωt)d3kdω Soit encore : ψ(r;t)=4π21∫R42πgk2+μ21δ(ω)eik⋅reiωtd3kdω D'où : ψ(r;t)=2πg4π21∫R3k2+μ21(∫Rδ(ω)eiωtdω)eik⋅rd3k Mais : ∫Rδ(ω)eiωtdω=ei0t=e0=1 De fait : ψ(r;t)=2πg4π21∫R3k2+μ21(1)eik⋅rd3k A ce stade, on obtient ψ(r;t)=2πg4π21∫R3k2+μ2eik⋅rd3k Finalement : ψ(r;t)=8π3g∫R3k2+μ2eik⋅rd3k
Question 8
Interpréter physiquement le comportement du champ ψ trouvé, qui s'appelle le potentiel de Hideki Yukawa (qui était un physicien japonais, lauréat du prix Nobel de physique de 1949 \og pour sa prédiction de l'existence des mésons à partir de travaux théoriques sur les forces nucléaires \fg, par rapport au potentiel de Coulomb classique en électromagnétisme. Quel rôle la masse m joue-t-elle ?
Correction
Le sujet nous apprend que : ∫R3k2+μ2eik⋅rd3k=r2π2e−μr De fait, on obtient : ψ(r;t)=8π3g×r2π2e−μr Soit : ψ(r;t)=4πg×r1e−μr Finalement, on obtient : ψ(r;t)=4πgre−μr Contrairement au potentiel de Coulomb qui est de portée infinie (décroissance géométrique en r1 causée par la masse nulle du photon), ce potentiel subit une décroissance exponentielle ultra-rapide caractérisée par le terme e−μr. La masse m de la particule (médiatrice de l'interaction) agit comme une retenue limitant fortement la distance sur laquelle l'interaction se fait ressentir. La portée typique de la force est confinée à la longueur d'onde réduite de Compton donnée par l'expression λRC=μ1=mcℏ. Si l'on prend m⟶0, donc μ⟶0, dans notre résultat, l'exponentielle tend vers 1 et on retombe très précisément sur ψ(r;t)=4πrg qui est le cas électromagnétique. Le potentiel de Yukawa généralise le potentiel de Coulomb, dont il n'est qu'un cas particulier. Ce résultat théorique a permis historiquement à Hideki Yukawa de prédire la masse du pion responsable de l'interaction forte (qui maintient la cohésion des noyaux atomiques à des distances de l'ordre du fermi).
Question 9
Une question délicate qui requiert beaucoup d'attention.
Pour les plus motivés ! Démontrer que : ∫R3k2+μ2eik⋅rd3k=r2π2e−μr
Correction
Calculons l'intégrale, qui est donnée dans le sujet, suivante : I(r)=∫R3k2+μ2eik⋅rd3k=r2π2e−μr Le fait de travailler dans le volume R3, de l'espace réciproque, nous invite à faire usage des coordonnées sphériques : ∙ la coordonnée de norme de distance dans l'espace réciproque k∈[0;+∞[ ; ∙∙ la coordonnée orthoradiale dans l'espace réciproque θ=(k;r) avec θ∈[0;π] ; ∙∙∙ la coordonnée azimutale dans l'espace réciproque φ∈[0;2π]. L'objectif d'introduire les coordonnées sphériques pour balayer l'espace réciproque est d'exprimer facilement le produit scalaire k⋅r comme : k⋅r=krcos(θ) Et on a aussi : d3k=k2sin(θ)dkdθdφ On a alors : I(r)=∫R3k2+μ2eik⋅rd3k=∫R3k2+μ2eikrcos(θ)k2sin(θ)dkdθdφ Par séparation des coordonnées, on a alors : I(r)=∫0+∞k2+μ2k2(∫0πeikrcos(θ)sin(θ)dθ)dk×∫02πdφ Ce qui nous donne : I(r)=∫0+∞k2+μ2k2(∫0πeikrcos(θ)sin(θ)dθ)dk×2π D'où : I(r)=2π∫0+∞k2+μ2k2(∫0πeikrcos(θ)sin(θ)dθ)dk Dans l'intégrale ∫0πeikrcos(θ)sin(θ)dθ posons u=cos(θ). Lorsque θ=0 on a u=1 et lorsque θ=π on a u=−1. Puis, on a : dθdu=dθdcos(θ)=−sin(θ) Donc du=−sin(θ)dθ. De fait, on obtient : I(r)=2π∫0+∞k2+μ2k2(−∫1−1eikrudu)dk Soit : I(r)=2π∫0+∞k2+μ2k2(∫−11eikrudu)dk Soit encore : I(r)=2π∫0+∞k2+μ2k2([ikreikru]−11)dk Ce qui nous donne : I(r)=2π∫0+∞k2+μ2k2(ikreikr−e−ikr)dk Nous allons écrire ceci sous la forme : I(r)=r4π∫0+∞k2+μ2k(2ieikr−e−ikr)dk En faisant usage de l'une des relations d'Euler, on obtient : I(r)=r4π∫0+∞k2+μ2ksin(kr)dk Posons : K(r)=∫0+∞k2+μ2ksin(kr)dk⟹I(r)=r4πK(r) Afin de calculer l'intégrale K(r), posons : F(r)=∫0+∞k2+μ21cos(kr)dk On remarque immédiatement que la dérivée de F par rapport à r fait apparaître le sinus et un facteur k au numérateur. En effet, on obtient (avec l'application du théorème de Leibniz et de la convergence dominée) : F′(r)=drd(F(r))=drd(∫0+∞k2+μ21cos(kr)dk)=∫0+∞k2+μ21drd(cos(kr))dk Ainsi : F′(r)=∫0+∞k2+μ21(−ksin(kr))dk=−∫0+∞k2+μ2ksin(kr)dk=−K(r) Puis, on a : F′′(r)=drd(F′(r))=drd(−K(r))=−drd(K(r))=−drd(∫0+∞k2+μ2ksin(kr)dk) Ce qui nous donne : F′′(r)=−∫0+∞k2+μ2kdrd(sin(kr))dk=−∫0+∞k2+μ2k(kcos(kr))dk D'où : F′′(r)=−∫0+∞k2+μ2k2cos(kr)dk Nous allons faire usage d'un jeu d'écriture, à savoir : F′′(r)=−∫0+∞k2+μ2k2+μ2−μ2cos(kr)dk Ce qui nous permet d'obtenir : F′′(r)=−∫0+∞(k2+μ2k2+μ2−k2+μ2μ2)cos(kr)dk Soit : F′′(r)=−∫0+∞(1−k2+μ2μ2)cos(kr)dk Soit encore : F′′(r)=−∫0+∞(cos(kr)−k2+μ2μ2cos(kr))dk Par linéarité de l'intégrale, on obtient : F′′(r)=−∫0+∞cos(kr)dk+μ2∫0+∞k2+μ21cos(kr)dk Ce qui nous donne donc : F′′(r)=−∫0+∞cos(kr)dk+μ2F(r) Mais, l'intégrale généralisée ∫0+∞cos(kr)dk diverge. Cependant, en physique, on s'intéresse à la situation ou r>0 et on "régularise" cette intégrale en introduisant un facteur d'atténuation exponentiel e−kε avec ε⟶0+. On a alors l'intégrale suivante : L(r)=ε⟶0+lim∫0+∞cos(kr)e−kεdk Puis, à l'aide d'une intégration par parties : ∫0+∞cos(kr)e−kεdk=[r1sin(kr)e−kε]0+∞−∫0+∞r1sin(kr)(−ε)e−kεdk Soit : ∫0+∞cos(kr)e−kεdk=[r1sin(kr)e−kε]0+∞+rε∫0+∞sin(kr)e−kεdk Puis, à l'aide d'une nouvelle intégration par parties, on a : ∫0+∞sin(kr)e−kεdk=[−r1cos(kr)e−kε]0+∞−∫0+∞−r1cos(kr)(−ε)e−kεdk Soit encore : ∫0+∞sin(kr)e−kεdk=[−r1cos(kr)e−kε]0+∞−rε∫0+∞cos(kr)e−kεdk D'où : rε∫0+∞sin(kr)e−kεdk=[−r2εcos(kr)e−kε]0+∞−r2ε2∫0+∞cos(kr)e−kεdk De fait, on obtient : ∫0+∞cos(kr)e−kεdk=[r1sin(kr)e−kε]0+∞+[−r2εcos(kr)e−kε]0+∞−r2ε2∫0+∞cos(kr)e−kεdk Donc : (1+r2ε2)∫0+∞cos(kr)e−kεdk=[r1sin(kr)e−kε−r2εcos(kr)e−kε]0+∞ On a alors : (r2r2+r2ε2)∫0+∞cos(kr)e−kεdk=[(r1sin(kr)−r2εcos(kr))e−kε]0+∞ Ce qui nous donne : (r2r2+ε2)∫0+∞cos(kr)e−kεdk=[(r2rsin(kr)−r2εcos(kr))e−kε]0+∞ Soit : (r2r2+ε2)∫0+∞cos(kr)e−kεdk=[(rsin(kr)−εcos(kr))r2e−kε]0+∞ Comme r=0, on peut simplifier par le terme r21. On obtient : (r2+ε2)∫0+∞cos(kr)e−kε=[(rsin(kr)−εcos(kr))e−kε]0+∞ Donc : ∫0+∞cos(kr)e−kεdk=[(r2+ε2rsin(kr)−εcos(kr))e−kε]0+∞ Ceci nous permet d'écrire que : L(r)==ε⟶0+lim∫0+∞cos(kr)e−kεdkε⟶0+lim(k⟶+∞lim((r2+ε2rsin(kr)−εcos(kr))e−kε)−(r2+ε2rsin(0)−εcos(0))e0) Mais on sait que sin(0)=0, puis cos(0)=1 et aussi que e0=1. On a alors : L(r)=ε⟶0+lim∫0+∞cos(kr)e−kεdk=ε⟶0+lim(k⟶+∞lim((r2+ε2rsin(kr)−εcos(kr))e−kε)−(r2+ε2−ε)) En se souvenant que les fonctions sinus et cosinus sont toutes les deux continues et bornées par 1 et −1, on en déduit, avec ε>0, que l'on a : k⟶+∞lim((r2+ε2rsin(kr)−εcos(kr))e−kε)=0 Donc : L(r)=ε⟶0+lim∫0+∞cos(kr)e−kεdk=ε⟶0+lim(0+r2+ε2ε) Ce qui nous donne : L(r)=ε⟶0+lim∫0+∞cos(kr)e−kεdk=ε⟶0+limr2+ε2ε=0 On a alors l'équation : F′′(r)=−0+μ2F(r) Ce qui nous donne : F′′(r)=+μ2F(r)⟺F′′(r)−μ2F(r)=0 On reconnait une équation différentielle linéaire d'ordre deux homogène. Les solutions sont de la forme : F(r)=Ae−μr+Beμravec:(A;B)∈R2 Or, physiquement la fonction F(r) doit absolument tendre vers 0 quand r⟶+∞ car le potentiel ne peut pas exploser à grande distance puisque l'influence de l'interaction ne peut pas avoir une portée qui est ressentie à l'infini. Cela impose obligatoirement que B=0. Donc : F(r)=Ae−μravec:A∈R Ainsi, on a alors : F(0)=Ae−μ0=Ae0=A×1=Aavec:A∈R Mais, on a également : F(0)=∫0+∞k2+μ21cos(k0)dk=∫0+∞k2+μ21cos(0)dk=∫0+∞k2+μ21×1dk Soit : F(0)=∫0+∞k2+μ21dk=μ21∫0+∞μ2k2+11dk=μ21∫0+∞(μk)2+11dk Soit encore : F(0)=μ21∫0+∞(μk)2+11μμdk=μ2μ∫0+∞(μk)2+11μdk Ce qui nous donne, puisque μ=0, l'intégrale suivante : F(0)=μ1∫0+∞(μk)2+11d(μk) Posons X=μk, ainsi lorsque k=0 on a X=0 et lorsque k⟶+∞ on a également X⟶+∞. On a alors : F(0)=μ1∫0+∞X2+11dX=μ1[arctan(X)]0+∞=μ1(X⟶+∞lim(arctan(X))−arctan(0)) D'où : F(0)=μ1(2π−0) Ceci nous permet d'écrire que : A=2μπ Ceci nous donne donc : F(r)=2μπe−μr Mais, nous avons démontré que : K(r)=−F′(r) Ceci nous permet d'écrire, puisque μ=0, que : K(r)=−drd(2μπe−μr)=−2μπdrd(e−μr)=−2μπ×(−μ)e−μr=2πe−μr Puis, on sait que : I(r)=r4πK(r) Ce qui nous donne : I(r)=r4π×2πe−μr Soit encore : I(r)=r2π2e−μr Finalement : ∫R3k2+μ2eik⋅rd3k=r2π2e−μr On retrouve exactement le résultat donné dans le sujet.
Signaler une erreur
Aide-nous à améliorer nos contenus en signalant les erreurs ou problèmes que tu penses avoir trouvés.
Connecte-toi ou crée un compte pour signaler une erreur.