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Soit i le nombre imaginaire pur unité. On a alors i2=−1. Soit t une quantité réelle. Soit ω une quantité réelle. Soit i:t∈R⟼i(t)∈R la fonction numérique que modélise l'intensité du courant électrique. Soit L>0 qui représente une inductance, qui caractérise la capacité d'un circuit (ou d'une bobine) à s'opposer aux variations du courant électrique par l'intermédiaire de la création d'un champ magnétique) et Soit R>0 qui représente une résistance électrique, donc une opposition au passage d'un courant électrique (un flux algébrique de charge électrique. Soit f∈R+⋆ une grandeur réelle qui a les dimensions d'une fréquence. Soit E0 une quantité réelle qui à les dimension d'une tension électrique. Soit E:t∈R⟼E(t)=E0e−f∣t∣∈R la fonction numérique qui modélise la tension électrique du générateur du circuit RL considéré. On considère un circuit électrique composé, en série, l'une bobine d'inductance L, d'une résistance électrique R et d'un générateur de tension électrique E(). La cinétique électrique de ce circuit est gouvernée par l'E.D.O. (qui résulte de l'égalité entre les tensions réceptrices et les tensions génératives) suivante : Ldtdi(t)+Ri(t)=E(t) La transformée de Fourier g(ω)=F[g](ω) est la suivante : g(ω)=F[g](ω)=TF[g(t)]=2π1∫−∞+∞g(t)e−iωtdt De fait, la transformée de Fourier inverse g(t)=F−1[g](t) est la suivante : g(t)=F−1[g](t)=TF−1[g(ω)]=2π1∫−∞+∞g(ω)eiωtdω
En faisant usage de la transformée de \textit{Fourier}, résoudre l'équation différentielle ordinaire suivante : Ldtdi(t)+Ri(t)=E(t) avec : E(t)=E0e−f∣t∣avec:f∈R+⋆
Correction
On a l'équation différentielle suivante : Lddi(t)+Ri(t)=E0e−f∣t∣ Nous allons prendre la transformée de Fourier, membre à membre, de cette équation différentielle ordinaire. On a alors : TF[Lddi(t)+Ri(t)]=TF[E0e−f∣t∣] Par linéarité de la transformée de Fourier, on a : LTF[ddi(t)]+RTF[i(t)]=E0TF[e−f∣t∣] Soit : LiωTF[i(t)]+RTF[i(t)]=E0π2f2+ω2f Par factorisation : (iLω+R)TF[i(t)]=E0π2f2+ω2f D'où : TF[i(t)]=E0fπ2f2+ω21R+iLω1 En prenant la transformée de Fourier inverse des deux membres de l'équation précédente, on obtient : TF−1[TF[i(t)]]=TF−1[E0fπ2f2+ω21R+iLω1] En tenant compte du fait que TF−1[TF[i(t)]]=i(t) et de la linéarité de la transformée de Fourier inverse, on obtient alors : i(t)=E0fπ2TF−1[f2+ω21R+iLω1] Pour pouvoir calculer le terme TF−1[f2+ω21R+iLω1], qui vient d'apparaitre, nous allons réaliser une décomposition en éléments simples. Pour simplifier les calculs algébrique, on allons poser : s=iω⟹s2=(iω)2=i2ω2=−ω2 De fait, on a alors : i(t)=E0fπ2TF−1[f2−s21R+Ls1] On en déduit donc que : i(t)=E0fπ2TF−1[(f−s)(f+s)(R+Ls)1] Avec A, B et C qui sont trois nombres réels, on obtient la décomposition en éléments simples suivante : i(t)=E0fπ2TF−1[f−sA+f+sB+R+LsC] Posons H(s)=(f−s)(f+s)(R+Ls)1=f−sA+f+sB+R+LsC. On a alors : ∙ Pour le coefficient réel A. On a : (f−s)H(s)=(f−s)(f+s)(R+Ls)f−s=f−sA(f−s)+f+sB(f−s)+R+LsC(f−s) Comme f−s n'est pas une quantité toujours nulle, on peut effectuer les simplifications et ainsi obtenir : (f+s)(R+Ls)1=A+f+sB(f−s)+R+LsC(f−s) Posons maintenant la valeur qui annule automatiquement l'expression f−s, à savoir s=f. On a alors : (f+f)(R+Lf)1=A+f+fB(f−f)+R+LfC(f−f) Soit : (2f)(R+Lf)1=A+2fB0+R+LfC0 Ce qui implique que : A=2f(R+Lf)1 ∙∙ Pour le coefficient réel B. On a : (f+s)H(s)=(f−s)(f+s)(R+Ls)f+s=f−sA(f+s)+f+sB(f+s)+R+LsC(f+s) Comme f+s n'est pas une quantité toujours nulle, on peut effectuer les simplifications et ainsi obtenir : (f−s)(R+Ls)1=f−sA(f+s)+B+R+LsC(f+s) Posons maintenant la valeur qui annule automatiquement l'expression f+s, à savoir s=−f. On a alors : (f−(−f))(R+L(−f))1=f−(−f)A(f+(−f))+B+R+L(−f)C(f+(−f)) Soit : (2f)(R−Lf)1=f+fA0+B+R−LfC0 Ce qui implique que : B=2f(R−Lf)1 ∙∙∙ Pour le coefficient réel C. On a : (R+Ls)H(s)=(f−s)(f+s)(R+Ls)R+Ls=f−sA(R+Ls)+f+sB(R+Ls)+R+LsC(R+Ls) Comme R+Ls n'est pas une quantité toujours nulle, on peut effectuer les simplifications et ainsi obtenir : (f−s)(f+s)1=f−sA(R+Ls)+f+sB(R+Ls)+R+LsC(R+Ls) Posons maintenant la valeur qui annule automatiquement l'expression R+Ls, à savoir s=−LR. On a alors : (f−(−LR))(f+(−LR))1=0+0+C Soit : (f+LR)(f−LR)1=C Ce qui implique que : C=f2−L2R21=L2f2L2−L2R21=f2L2−R2L2=(fL)2−R2L2 Ceci nous permet d'écrire que : i(t)=E0fπ2TF−1⎣⎡f−s2f(R+Lf)1+f+s2f(R−Lf)1+R+Ls(fL)2−R2L2⎦⎤ Soit : i(t)=E0fπ2TF−1⎣⎡f−s2f(R+Lf)1+f+s2f(R−Lf)1+LR+s(fL)2−R2L⎦⎤ Soit encore : i(t)=E0fπ2TF−1⎣⎡f−iω2f(R+Lf)1+f+iω2f(R−Lf)1+LR+iω(fL)2−R2L⎦⎤ Mais, on sait que (ceci est dans le cours) l'on a la relation suivante pour t⩾0 : TF−1⎣⎡f+iω2f(R−Lf)1⎦⎤=2f(R−Lf)1TF−1[f+iω1]=2f(R−Lf)12πU(t)e−ft Dans cette relation précédente, le terme U(t), représente l'échelon unité de Heaviside qui permet de respecter la causalité. Ainsi, on a également, par symétrie temporelle, la relation suivante pour t<0 : TF−1⎣⎡f−iω2f(R+Lf)1⎦⎤=2f(R+Lf)1TF−1[f−iω1]=2f(R+Lf)12πU(−t)e−f(−t) Soit encore pour t<0 : TF−1⎣⎡f−iω2f(R+Lf)1⎦⎤=2f(R+Lf)12πU(−t)eft De plus, on a donc pour t⩾0 : TF−1⎣⎡LR+iω(fL)2−R2L⎦⎤=(fL)2−R2LTF−1⎣⎡LR+iω1⎦⎤=(fL)2−R2L2πU(t)e−LRt De ceci, on en déduit donc que : i(t)=E0fπ2(2f(R+Lf)12πU(−t)eft+2f(R−Lf)12πU(t)e−ft+(fL)2−R2L2πU(t)e−LRt) En factorisant par 2π on obtient : i(t)=E0fπ22π(2f(R+Lf)1U(−t)eft+2f(R−Lf)1U(t)e−ft+(fL)2−R2LU(t)e−LRt) Ce qui nous donne : i(t)=2E0f(2f(R+Lf)1U(−t)eft+2f(R−Lf)1U(t)e−ft+(fL)2−R2LU(t)e−LRt) On obtient l'expression de la solution suivante : i(t)=⎩⎨⎧2E0f2f(R+Lf)1U(−t)eft2E0f(2f(R−Lf)1U(t)e−ft+(fL)2−R2LU(t)e−LRt)sisit<0t⩾0 Finalement, en tenant compte des causalités indiquées, à savoir que U(t)=1 si t⩾0 et 0 si t<0, puis U(−t)=1 si t<0 et 0 si t⩾0, on obtient l'expression suivante de la solution : i(t)=⎩⎨⎧R+LfE0eftR−LfE0e−ft+(fL)2−R22E0fLe−LRtsisit<0t⩾0etf=LR Une ultime factorisation par E0 est possible pour le cas t⩾0, on a alors : i(t)=⎩⎨⎧R+LfE0eftE0(R−Lf1e−ft+(fL)2−R22fLe−LRt)sisit<0t⩾0etf=LR
Question 2
Vérifier si la continuité de la fonction qui modélise le courant électrique i est continue en t=0.
Correction
On a : ∙∙ pour t<0, on doit examiner la limite lorsque t⟶0−. On a alors : t⟶0−limi(t)=t⟶0−limR+LfE0eft=R+LfE0t⟶0−limeft=R+LfE0×1 Soit : t⟶0−limi(t)=R+LfE0 ∙∙ pour t⩾0, on doit examiner l'expression de i(t=0) sous la condition f=LR. On a alors : i(t=0)=E0(R−Lf1e−f0+(fL)2−R22fLe−LR0) Soit : i(t=0)=E0(R−Lf1e0+(fL)2−R22fLe0) Mais e0=1, donc : i(t=0)=E0(R−Lf1+(fL)2−R22fL) D'où : i(t=0)=E0(R−Lf1+(Lf−R)(Lf+R)2fL) Donc : i(t=0)=E0(R−Lf1−(R−Lf)(Lf+R)2fL) En réduisant au même dénominateur on obtient : i(t=0)=E0((R−Lf)(Lf+R)Lf+R−(R−Lf)(Lf+R)2fL) En regroupant sous une fraction unique : i(t=0)=E0((R−Lf)(Lf+R)Lf+R−2Lf) On a alors : i(t=0)=E0((R−Lf)(Lf+R)R−Lf) Comme on a la condition f=LR cela nous assure que R−Lf=0 et on peut donc effectuer la simplification qui apparaît, à savoir : i(t=0)=E0(Lf+R1) Et de fait, on trouve que : i(t=0)=Lf+RE0 Finalement, on vient de démontrer que : t⟶0−limi(t)=i(t=0)=R+LfE0 Ceci nous permet de conclure que la fonction de courant électriquei est bien continue à l'origine, c'est-à-dire au raccordement des deux solutions issues de la causalité. C'est aussi conforme à la Physique : le courant d'une inductance ne peut pas subir de saut.
Question 3
Pouvez-vous extraire de cette étude un temps caractéristique, noté τ, de la réponse cinétique de ce circuit électrique ?
Correction
Le terme qui se trouve dans l'exposant de la fonction exponentielle doit impérativement être sans dimension physique. Ainsi l'expression e−LRt doit devoir s'écrire comme e−τt. On constate alors que l'on doit avoir, pour tout t réel, l'égalité suivante : τt=LRt⟺τ1=LR Finalement : τ=RL ▶Remarque : La solution pour t<0 permet de représenter l'établissement du courant "aspiré" par l'impulsion de tension qui a commencé à croître depuis des temps longs, représentés par la présence du symbole −∞.
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