Etudier les variations d'une suite à l'aide de la fonction associée - Exercice 1
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Question 1
Ne faire cet exercice que si le chapitre de la deˊrivation a eˊteˊ traiteˊ en cours :)
Pour tout entier naturel n, on donne la suite (un) définie par : un=n+11. Etudiez les variations de la suite (un).
Correction
Soit une fonction f définie sur [0;+∞[ et une suite numérique (un) définie sur N par un=f(n). Soit p un entier naturel.
Si f est croissante sur l'intervalle [p;+∞[ alors la suite (un) est croissante à partir du rang p.
Si f est décroissante sur l'intervalle [p;+∞[ alors la suite (un) est décroissante à partir du rang p.
Dans ce corrigé, nous n'allons pas utiliser la méthode de l'étude du signe de un+1−un. Nous allons utiliser une fonction associée. On considère la fonction associée f définie sur [0;+∞[ par : f(x)=x+11. Nous avons donc bien un=f(n). Etudions les variations de f sur [0;+∞[. On reconnaît la forme (v1)′=v2−v′ avec v(x)=x+1 Ainsi : v′(x)=1. Il vient alors que :
f′(x)=(x+1)2−1
Pour tout réel x∈[0;+∞[, on vérifie aisément que (x+1)2>0 et que −1<0. Il en résulte donc que pour tout réel x∈[0;+∞[, on a f′(x)<0. Donc f est décroissante sur x∈[0;+∞[. On en déduit donc que la suite (un) est décroissante.
Question 2
Pour tout entier naturel n, on donne la suite (un) définie par : un=n2+3n+5. Etudiez les variations de la suite (un).
Correction
Soit une fonction f définie sur [0;+∞[ et une suite numérique (un) définie sur N par un=f(n). Soit p un entier naturel.
Si f est croissante sur l'intervalle [p;+∞[ alors la suite (un) est croissante à partir du rang p.
Si f est décroissante sur l'intervalle [p;+∞[ alors la suite (un) est décroissante à partir du rang p.
Dans ce corrigé, nous n'allons pas utiliser la méthode de l'étude du signe de un+1−un. Nous allons utiliser une fonction associée. On considère la fonction associée f définie sur [0;+∞[ par : f(x)=x2+3x+5. Nous avons donc bien un=f(n). Etudions les variations de f sur [0;+∞[.
f′(x)=2x+3
Pour tout réel x∈[0;+∞[, on vérifie aisément que 2x>0 et que 2x+3>3 ce qui signifie donc que 2x+3>0. Il en résulte donc que pour tout réel x∈[0;+∞[, on a f′(x)>0. Donc f est croissante sur x∈[0;+∞[. On en déduit donc que la suite (un) est croissante.
Question 3
Pour tout entier naturel n, on donne la suite (un) définie par : un=−n3+6. Etudiez les variations de la suite (un).
Correction
Soit une fonction f définie sur [0;+∞[ et une suite numérique (un) définie sur N par un=f(n). Soit p un entier naturel.
Si f est croissante sur l'intervalle [p;+∞[ alors la suite (un) est croissante à partir du rang p.
Si f est décroissante sur l'intervalle [p;+∞[ alors la suite (un) est décroissante à partir du rang p.
Dans ce corrigé, nous n'allons pas utiliser la méthode de l'étude du signe de un+1−un. Nous allons utiliser une fonction associée. On considère la fonction associée f définie sur [0;+∞[ par : f(x)=−x3+6. Nous avons donc bien un=f(n). Etudions les variations de f sur [0;+∞[.
f′(x)=−3x2
Pour tout réel x∈[0;+∞[, on vérifie aisément que x2>0 et que −3x2<0. Il en résulte donc que pour tout réel x∈[0;+∞[, on a f′(x)<0. Donc f est décroissante sur x∈[0;+∞[. On en déduit donc que la suite (un) est décroissante.
Question 4
Pour tout entier naturel n, on donne la suite (un) définie par : un=n2−6n−1. Etudiez les variations de la suite (un).
Correction
Soit une fonction f définie sur [0;+∞[ et une suite numérique (un) définie sur N par un=f(n). Soit p un entier naturel.
Si f est croissante sur l'intervalle [p;+∞[ alors la suite (un) est croissante à partir du rang p.
Si f est décroissante sur l'intervalle [p;+∞[ alors la suite (un) est décroissante à partir du rang p.
Dans ce corrigé, nous n'allons pas utiliser la méthode de l'étude du signe de un+1−un. Nous allons utiliser une fonction associée. On considère la fonction associée f définie sur [0;+∞[ par : f(x)=x2−6x−1. Nous avons donc bien un=f(n). Etudions les variations de f sur [0;+∞[.
f′(x)=2x−6
Il nous faut étudier le signe de 2x−6 sur l'intervalle [0;+∞[ Ainsi : 2x−6≥0⇔2x≥6⇔x≥3 Il en résulte donc que : Pour tout réel x∈[0;3[, on a f′(x)≤0. Pour tout réel x∈[3;+∞[, on a f′(x)≥0. Nous traduisons cela dans un tableau de variation :
Donc f est croissante lorsque x∈[3;+∞[. On en déduit donc que la suite (un) est croissante à partir du rang n≥3.
Question 5
Pour tout entier naturel n non nul , on donne la suite (un) définie par : un=n23n−1. Etudiez les variations de la suite (un).
Correction
N'oublions pas ici que n≥1. Dans ce corrigé, nous n'allons pas utiliser la méthode de l'étude du signe de un+1−un. Nous allons utiliser une fonction associée. On considère la fonction associée f définie sur [1;+∞[ par : f(x)=x23x−1. Nous avons donc bien un=f(n). Etudions les variations de f sur [1;+∞[. On reconnaît la forme (vu)′=v2u′v−uv′ avec u(x)=3x−1 et v(x)=x2 Ainsi : u′(x)=3 et v′(x)=2x. Il vient alors que : f(x)=x23x−1 f′(x)=(x2)23×x2−(3x−1)×2x f′(x)=x43x2−(6x2−2x) f′(x)=x43x2−6x2+2x f′(x)=x4−3x2+2x f′(x)=x×x3x×(−3x+2) Ainsi :
f′(x)=x3−3x+2
Or x∈[1;+∞[ et donc x3>0. Le signe de f′ dépend alors du signe de −3x+2. −3x+2≥0⇔−3x≥−2⇔x≤−3−2⇔x≤32 Cela signifie que pour tout réel x∈[1;+∞[ , nous allons avoir f′(x)≤0. Nous traduisons cela dans un tableau de variation que l'on donne ci-dessous :
Soit une fonction f définie sur [0;+∞[ et une suite numérique (un) définie sur N par un=f(n). Soit p un entier naturel.
Si f est croissante sur l'intervalle [p;+∞[ alors la suite (un) est croissante à partir du rang p.
Si f est décroissante sur l'intervalle [p;+∞[ alors la suite (un) est décroissante à partir du rang p.
On en déduit donc que la suite (un) est décroissante à partir du rang n≥1.
Question 6
Pour tout entier naturel n, on donne la suite (un) définie par : un=3(n−2)2+6 . Etudiez les variations de la suite (un).
Correction
On considère la fonction associée f définie sur [0;+∞[ par : f(x)=3(x−2)2+6. Nous avons donc bien un=f(n). On reconnait une fonction du second degré ( forme canonique ). Nous pouvons donc dresser rapidement le tableau de variation de f. Nous identifions a=3 ; α=2 et β=6 .
Soit une fonction f définie sur [0;+∞[ et une suite numérique (un) définie sur N par un=f(n). Soit p un entier naturel.
Si f est croissante sur l'intervalle [p;+∞[ alors la suite (un) est croissante à partir du rang p.
Si f est décroissante sur l'intervalle [p;+∞[ alors la suite (un) est décroissante à partir du rang p.
On en déduit donc que la suite (un) est croissante à partir du rang n≥2.
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